dimanche 30 avril 2017

Vivre en ressuscités, tendus de toutes ses forces vers le Ciel

La rencontre de Jésus ressuscité avec sa très sainte Mère.
Regina coeli, laetare ! Alléluia !
Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « Dieu et moi »

Première considération :
Je contemplerai le Sauveur dans la pompe de sa résurrection et les belles qualités dont il est paré, la clarté dont son corps brille de toutes part, l’impassibilité dont il jouit, la subtilité qui lui donne lieu de sortir du tombeau sans y faire brèche, l’agilité qui dans un moment le porte d’un lieu à un autre ; et ensuite je méditerai quelle fut la gloire des anges qui, ayant été en deuil pendant la passion de leur souverain, furent en fête en ce beau jour de sa résurrection.
De la joie des anges je passerai à la joie de la sainte Vierge visitée par son Fils glorieux : je me figurerai d’entendre ce qui se passa en cette charmante conversation, de même je prendrai plaisir de me représenter l’agréable saisissement de sainte Madeleine et de ses compagnes, et celui des apôtres dans les apparitions dont il les honora ; j’entrerai dans leurs sentiments.

Affections :
Adorable Jésus, qu’il est bien que vous soyez ainsi revêtu de gloire et d’éclat ! Que de plaisir je reçois de vous voir triomphant de la mort et de l’enfer dépouillé ! Quelle fête pour mon cœur en cette vue et cette conjoncture où vous commencez d’être traité en Dieu.
Justice de mon Dieu, j’avais peine de vous aimer en considérant le mauvais état où vous aviez réduit mon Sauveur en sa Passion, mais je vous pardonne aujourd’hui en contemplant sa gloire.
Vierge sainte, comment n’en mourûtes-vous pas de joie ? Faut-il dire avec un de vos dévots que, comme ce fut un miracle que tous ne mourûtes pas de tristesse au jour de sa mort, c’en fut un autre que vous ne mourûtes pas de joie au jour de sa résurrection !

Permettez-moi s’il vous plaît d’adorer avec vous votre Fils ressuscité, de remercier le Père éternel de l’honneur qu’il lui a rendu, et de prendre part en vos sacrés transports.

Seconde considération :
L'Ascension, détails.
Jésus ressuscité m’invite d’entrer dans une vie nouvelle ; il ne s’arrête sur la terre que pour obéir aux ordres de son Père, vivant au reste dans une sainte impatience de monter au ciel, en quoi il me fait une riche instruction de m’éloigner de cœur des choses d’ici-bas et de soupirer après les éternelles ; d’ailleurs, bien que le Sauveur parût de temps en temps à ses disciples, c’était fort rarement s’il mangeait avec eux, c’était avec dégoût ; m’apprendre d’être sur la terre sans attachement, sans y prendre aucune consolation de l’usage des choses nécessaires, d’y être avec dégoût et aversion de tout le sensuel.

Affections :
Ai-je bien pu me plaire longtemps au lieu de mon bannissement ? Avoir attachement aux plaisirs de la terre, il n’en fallait user que par pure nécessité, à regret. Donnez-le moi, mon ressuscité, donnez-le moi ce saint dégagement et ce dédain constant des créatures, autrement je ne l’aurai jamais ! Que d’affections ont été dans un étrange égarement !
Aimons, mon pauvre cœur, en meilleur lieu que le ciel et que le Dieu du ciel soient l’objet de tes désirs et de tes recherches. Ne soyons plus sur la terre que de corps, vivons-y en ressuscités, soupirons après l’empirée qui est le lieu des ressuscités et, comme eux, ne touchions de quoi que ce soit de terrestre.

Troisième considération :
Me voici à la montagne des Olives d’où le Sauveur ressuscité s’élève dans les cieux. Il y est et apôtres qui le suivaient des yeux sont avertis par deux anges de se retirer en Jérusalem pour y attendre le Saint Esprit ; obéissant, les voilà de corps en Jérusalem car, de cœur, d’affection, de conversation, ils sont dans le ciel avec leur bon maître pour me dire que si je m’arrête encore sur terre ce doit être avec l’éloignement du cœur des objets créés.
Donc plus de joie, plus de penchent et de goût au manger, au dormir, au divertissement, à la conversation des créatures, aux parents, aux amis ; je dois regarder le monde avec rebut comme les âmes du ciel et, avec saint Paul, comme un pendu, un objet d’horreur : Mihi mundus crucifixus (Galat vi).

Affections :
Mon Sauveur que je ravi de vous adorer à la droite de votre Père ; mais puisque vous emportâtes au ciel les cœurs de vos disciples, ravissez-moi le mien ! Ah ! qu’il est honteux de s’être amusé à goûter les chétives satisfactions de cette vie, sous couleur qu’on les goûtait sans crime et comme par nécessité.
Il y a un sensible déplaisir de s’être amusé, de l’heureux état des âmes ressuscitées en esprit et montées au ciel.

Enfin, il faut imiter ces cœurs fidèles à la grâce qui ne touchent la terre que par nécessité de condition et, comme eux, être insensible au commode et au plaisant. Votre Fils, mon Sauveur, cela est dit, mais il est bien éloigné d’être fait…



samedi 29 avril 2017

Bon serviteur, entrez dans la joie de votre Maître !

Ce jeudi 27 avril, l'an de l'Incarnation du Seigneur 2017, Monsieur Gérard BILLON est entré dans la paix de Celui qu'il a aimé et servi tout au long de sa vie. Baptisé dans la mort et la résurrection du Sauveur, il s'est aujourd'hui endormi avec Lui dans l'espérance du Jour de gloire et de grâce où nous ressusciterons pour une éternité de joie. 

Prions pour ce bon serviteur de Dieu qui était un membre historique et éminent de l'Archiconfrérie du Très Saint Sacrement de l'Autel et des Saints Anges.
Que, si quelques péchés le retenaient encore loin de Celui qu'il a aimé et servi durant son pèlerinage terrestre, nos prières, nos sacrifices et nos actes de charités lui obtiennent promptement le pardon et la paix.

Requiescat In Pace

Du Psaume 129

Messe de Requiem, bréviaire de la Reine Anne de Bretagne.
De profundis clamavi ad te, Domine, Domine, exaudi vocem meam.
Fiant aures tuæ intendentes in vocem deprecationis meæ.
Si iniquitates observaveris, Domine, Domine, quis sustinebit ?
Quia apud te propitiatio est, et propter legem tuam sustinui te, Domine.
Sustinuit anima mea in verbo ejus, speravit anima mea in Domino.
A custodia matutina usque ad noctem, speret Israël in Domino.
Quia apud Dominum misericordia, et copiosa apud eum redemptio.
Et ipse redimet Israël ex omnibus iniquitatibus ejus.
Requiem aeternam dona eis Domine, et lux perpetua luceat eis.

Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, Seigneur, écoute mon appel ! Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière ! Si tu retiens les fautes, Seigneur Seigneur, qui subsistera ? 
Mais près de toi se trouve le pardon pour que l'homme te craigne. J'espère le Seigneur de toute mon âme ; je l'espère, et j'attends sa parole. Mon âme attend le Seigneur plus qu'un veilleur ne guette l'aurore.
Plus qu'un veilleur ne guette l'aurore, attends le Seigneur, Israël. Oui, près du Seigneur, est l'amour ; près de lui, abonde le rachat.  C'est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes.
Donne leur le repos éternel, Seigneur, et que ta Lumière éternelle brille sur eux.

V/ A porta inferi.        Des portes de l'enfer.
R/ Erue, Domine, animam ejus.          Délivre son âme, Seigneur.

V/ Requiescat in pace.         Qu'il repose en paix.
R/ Amen.

V/ Domine exaudi orationem meam.           Seigneur, exauce ma prière.
R/ Et clamor ad Te veniat.          Et que ma clameur parvienne jusqu'à toi.

Oremus.          Prions

Deus, cui próprium est miseréri semper et párcere, te súpplices exorámus pro anima fámuli tui Gerardi, quam hodie de hoc sǽculo migráre iussísti : ut non tradas eam in manus inimíci, neque obliviscáris in finem, sed iúbeas eam a sanctis Angelis súscipi, et ad pátriam paradísi perdúci ; ut quia in te sperávit et crédidit, non pœnas inférni sustíneat, sed gáudia ætérna possídeat. Per Christum Dóminum nostrum. R/ Amen.

O Dieu, dont c'est le propre d'avoir pitié et de toujours pardonner,montre toi propice
à l'âme de ton serviteur, Gérard, qui, aujourd'hui, est passée
de ce monde au Royaume; fais qu'il ne soit pas livré aux mains
de ses ennemis, et qu'il parvienne à la patrie du Paradis;
et parce qu'il a espéré et crut en toi, qu'il ne subisse pas les peines infernales,
mais qu'il possède la joie éternelle. Par le Christ, notre Seigneur. R/ Amen.


O mort ! Où est ta victoire ?
Le Christ est ressuscité. Par sa mort, Il a piétiné la mort. Par sa Résurrection, Il nous donne la Vie.

jeudi 27 avril 2017

Mourir au monde, choisir le bien, choisir le Souverain Bien !

Je cherche Celui que mon coeur aime

Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « Les saintes voies de la croix »


O merveilleux et terrible exemple de nécessité de tout quitter pour tout trouver ! Les apôtres, après la résurrection, n’aimaient pas seulement Jésus leur bon maître comme homme mais comme Fils de Dieu, et parce qu’ils l’aimaient pour leur satisfaction, il est obligé de dire qu’il est expédient qu’il se retire.

Apprenez de lui, ô âmes qui souffrez des abandonnements intérieurs, ce qu’il en est de les porter. Sainte Madeleine tourne le dos aux anges qui lui parlent quoiqu’en ayant pût recevoir des consolations indicibles, car il est vrai que les anges et les saints sont que des moyens pour aller au Créateur mais qu’il faut s’en séparer quand ils en divertissent comme il arrive quelquefois aux âmes élevées lorsqu’elles sont dans l’oraison d’union. Mais il y a bien plus : il faut même mourir à Jésus dans le temps qu’il a été dit pour ne vivre qu’à Jésus, en Jésus et de Jésus. ~

Il faut tellement voir Dieu que le divin Sauveur ne peut souffrir qu’on l’appelle bon quand on ne le considère que comme un saint ou un prophète. ~ il ne peut les souffrir. Aussitôt il répond qu’il n’y a personne de bon que Dieu. Disons donc toujours : Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul.



Jésus, seul véritable trésor. Oeuf Fabergé.

dimanche 23 avril 2017

Dimanche in albis, de la Miséricorde divine - Prière pour la France


Prière du R. P. Laurent Scupoli 

Tu as bien raison, Seigneur, de me réprouver à cause de mes péchés, mais moi j'ai encore plus raison d'avoir confiance en ta Miséricorde pour me pardonner. C'est pourquoi je Te demande le salut de ta misérable créature, certes damnée du fait de sa malice, mais rachetée au prix de ton Sang.

Ô mon Rédempteur, je veux être sauvé pour ta Gloire, et confiant en Ton immense Miséricorde, je m'abandonne entre tes Mains. Fais de moi ce qu'il Te plaira, parce que Tu es mon seul Seigneur ; et même si Tu devais me faire mourir, je voudrais encore mettre en Toi mon espérance. Ainsi soit-il.




Seigneur Jésus, Ô Christ notre Dieu, Vous qui êtes venu, non pour juger le monde, mais pour le sauver;
Vous qui êtes monté librement sur la Croix pour tous les humains;
Vous qui, dans Votre amour ineffable et Vôtre indicible compassion, veillez au bien et au libre salut de chacun;
Vous qui êtes invisiblement présent dans ce monde qui Vous appartient et dans notre pays par le Corps de Votre sainte Eglise, acceptez les prières de supplication et de louange que nous Vous adressons pour notre patrie la France, justement mais cruellement éprouvée.

Seigneur Jésus Christ notre Dieu, par les prières et la protection de Votre Mère toute pure et immaculée, du saint archange Michel, Protecteur de la France, des saints de notre pays, en particulier de notre mère parmi les saints Marie Madeleine "Egale-aux-apôtres" dont les reliques sanctifient notre sol, de son disciple saint Maximin, de saint Lazare Votre ami, des saints Jean Cassien et Victor de Marseille, Martin de Tours, Irénée de Lyon, Hilaire de Poitiers, Germain d’Auxerre, Germain de Paris; de saint Cloud, sainte Geneviève et sainte Radegonde et de tous les saints moines et moniales de notre pays; des saints et victorieux martyrs Pothin et Blandine de Lyon et de tous les saints martyrs de France :
Eclairez, inspirez, convertissez et sauvez notre patrie la France, ceux qui la gouvernent ainsi que chacun des membres de son peuple.

A nous qui Vous supplions dans la vraie Foi, accordez la grâce du non-jugement, la conscience libre, la force du saint Esprit pour témoigner de Votre vérité dans la paix qui vient de Vous.

Accordez-nous la grâce de voir nos propres fautes et d’accueillir Votre pardon.

Donnez-nous de Vous glorifier et de Vous célébrer pour la bienveillance que Vous manifestez à notre pays, à ceux qui le gouvernent et à tout son peuple.

Inspirez-nous de Vous célébrer en premier lieu pour la révélation que Vous avez donnée de Vous-même à nos Pères par la prédications de ces aînés dans la Foi qui sont venu d'Orient pour ensemencer notre terre de l'Evangile de vérité, d'amour et de paix et à ceux qui, en conséquence peuvent en ces jours, sur cette même terre bénie de France, vous confesser avec Votre Père coéternel et Votre très saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amen !

Saint Louis, priez pour nous.
Sainte Geneviève, priez pour nous.
Sainte Jeanne d'Arc, priez pour nous.
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, priez pour nous.



samedi 22 avril 2017

Samedi de Pâques

Icône de Sainte Marie-Madeleine tenant
la myrrhe et l'oeuf de Pâques rouge, signe de
la Passion mais aussi du tombeau vide.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (16, 9-15) 

Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d’abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons. Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient. 

Sonnez, sonnez ! Annoncez la joie pascale
à tous les peuples !
Quand ils entendirent que Jésus était vivant et qu’elle l’avait vu, ils refusèrent de croire. 

Après cela, il se manifesta sous un autre aspect à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Ceux-ci revinrent l’annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus. 

Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table : il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient contemplé ressuscité. Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. »


La bénédiction des oeufs de Pâques chez nos frères catholiques orientaux, et orthodoxes.

vendredi 21 avril 2017

Vendredi de Pâques

Rubens. Triptyque de la pêche miraculeuse. On reconnaît à droite l'Archange Saint Raphaël et Tobie.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (21, 1-14)
Gaspard de Crayer, la pêche miraculeuse
En ce temps-là, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment. Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien. 
Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! »
Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau. Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres. Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. 
Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. » Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré. Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur.  Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson.


jeudi 20 avril 2017

Jeudi de Pâques

La Résurrection du Christ, tapisserie.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (24, 35-48)
En ce temps-là, les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.
Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : «La paix soit avec vous!»

Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : «Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai.» Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement.

Jésus leur dit: «Avez-vous ici quelque chose à manger?» Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux. Puis il leur déclara: «Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : “Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.”»
Les Apôtres au Cénacle : Il est vraiment ressuscité !
Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. Il leur dit: «Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins.»

mercredi 19 avril 2017

Mercredi de Pâques

Emmauüs, par Abraham Bloemaert. Des ténèbres...
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (24, 13-35)


Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.
Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. » Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. »

...à la lumière du Christ ressuscité.
Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. 
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards.
Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

La confection des œufs de Pâques, par Ivan Silovich Goryushkin-Sorokopudov

mardi 18 avril 2017

Mardi de Pâques

Entrée du tombeau du Sauveur, Anastasis, Basilique du Saint-Sépulcre de Jérusalem.
Les femmes myrrophores apportent leurs présents et rencontrent l'Ange.
Anastasis. Le Christ ressuscité dans la jardin.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (20, 11-18)

En ce temps-là, Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs.

Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : «Femme, pourquoi pleures-tu?»

Elle leur répond : «On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé.»

Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.

Jésus lui dit: «Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu?»

Sainte Marie Madeleine. Entre les larmes et la joie.
Christ est ressuscité ! Alléluia !
Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. »

Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu: «Rabbouni!», c’est-à-dire: Maître.

Jésus reprend: «Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.» 

Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples: «J’ai vu le Seigneur!», et elle raconta ce qu’il lui avait dit.


lundi 17 avril 2017

Lundi de Pâques, Lundi de l'Ange

Les femmes myrrophores recevant la joyeuse annonce de l'Ange : le Christ est ressuscité !

De Saint Théophane le Reclus

Lorsque l’ange annonça la bonne nouvelle de l’incarnation du Seigneur, il dit : Réjouis-toi, toi à qui une grâce a été faite ! (Luc 1,28) ; proclamant aux bergers la naissance du Christ Sauveur, il a également dit : Voici, je vous annonce une grande joie (Luc 2,10).

Mais proclamant la résurrection du Seigneur pour les femmes, l’ange dit seulement : Il n’est pas ici, mais Il est ressuscité ! (Luc 24,6). Il n’ajoute pas "Réjouissez-vous", car la joie devait d’elle-même remplir leur cœur, dès que l’assurance est venue que le Seigneur était vraiment ressuscité.

A cette époque, cette assurance a été tangible : l’ange l’a préparée ; le Seigneur dans Son apparition l’a complétée. Et la joie de tout le monde était inépuisablement complète !
Maintenant, notre église, les maisons et les rues sont revêtues de vêtements de fête, et tout le monde est pris dans un courant général de joie. Maintenant, tourne tes pensées loin des choses extérieures, et les rassemblant dans ton cœur, exulte dans la vérité de la résurrection, dans toute sa largeur, profondeur et hauteur, de sorte que ta joie soit plus qu’extérieure seulement.

Confirme cet esprit de joie, comme une source d’eau lumineuse, jaillissant des profondeurs de la terre.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (28,8-15)
En ce temps-là, quand les femmes eurent entendu les paroles de l’ange, vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples.
Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui.
Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »
Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des gardes allèrent en ville annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé.
Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en disant : « Voici ce que vous direz : “Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.” Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. »
Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions. Et cette explication s’est propagée chez les Juifs jusqu’à aujourd’hui.


Le tombeau vide, la pierre roulée devant. Photographie du tombeau du Juste, à Nazareth.


dimanche 16 avril 2017

Pâques ! Le Christ est ressuscité d'entre les morts, Alléluia !

Les retrouvailles entre Jésus ressuscité avec sa très sainte Mère
L'Archiconfrérie du Très Saint Sacrement de l'Autel et des saints Anges à la joie de vous souhaiter, ainsi qu'à tous vos proches et vos communautés, de saintes et joyeuses fêtes de Pâques.

Le Christ est ressuscité, alléluia !
Il est vraiment ressuscité, alléluia !


Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « L’homme de Dieu », partie III

Aujourd’hui, le saint jour de Pâques, c’est le jour de la Résurrection. Célébrez en la fête, entendez la sainte Messe avec une attention singulière.


samedi 15 avril 2017

Nuit de Pâques

D'une homélie du 5e siècle attribuée à Eusèbe le Gallican  - Homélie 12 A

« Ciel, exulte ! Et toi, terre, réjouis-toi ! » (cf Ps 95,11).

Ce jour a resplendi pour nous de l’éclat du tombeau, plus qu’il n’a brillé des rayons du soleil. Que les enfers acclament, car ils ont désormais une issue ; qu’ils se réjouissent, car c’est pour eux le jour de la visite ; qu’ils exultent, car ils ont vu, après des siècles et des siècles, une lumière qu’ils ne connaissaient pas, et dans l’obscurité de leur nuit profonde ils ont enfin respiré !


O belle lumière que l’on a vue poindre du sommet du ciel blanchissant ~, tu as revêtu de ta clarté soudaine « ceux qui étaient assis dans les ténèbres et l’ombre de la mort » (Lc 1,79). Car, à la descente du Christ, l’éternelle nuit des enfers a resplendi aussitôt et les cris des affligés ont cessé ; les liens des condamnés se sont rompus et sont tombés ; les esprits malfaisants ont été saisis de stupeur, comme frappés d’un coup de tonnerre ~ 

Dès que le Christ descend, les sombres portiers, aveugles dans leur noir silence et courbant le dos sous la crainte, murmurent entre eux :

« Qui est ce redoutable, éblouissant de blancheur ? Jamais notre enfer n’en a reçu de pareil ; jamais le monde n’en a rejeté de pareil dans notre gouffre ~ S’il était coupable, il n’aurait pas cette audace. Si quelque délit le noircissait, il ne pourrait jamais dissiper nos ténèbres par son éclat. Mais s’il est Dieu, que fait-il au tombeau ? S’il est homme, comment ose-t-il ? S’il est Dieu, pourquoi vient-il ? S’il est homme, comment délivre-t-il les captifs ? ~ Oh, cette croix qui déjoue nos plaisirs et qui enfante notre malheur ! Le bois nous avait enrichis et le bois nous ruine. Cette grande puissance, toujours redoutée des peuples, a péri ! »