dimanche 30 octobre 2016

"Miséricordieux comme le Père"


Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « Dieu inconnu », partie III

C’est une nécessité indispensable puisque notre Maître veut que nous soyons miséricordieux comme notre Père céleste est miséricordieux. Si donc il nous fait miséricorde après tant de récidives, nous sommes bien obligés de la faire.

Mazzola, le Christ portant la Croix.
Toutes les excuses que l’on peut alléguer sont inutiles. Si l’on prétexte la différence des personnes, il n’y en a point d’égale à celle qui se trouve entre Dieu et la créature. Si c’est la qualité comme celle d’un père offensé par son enfant, un maître par son serviteur, un ami un bienfaiteur par les personnes obligées, nous sommes les enfants de Dieu, nous sommes ses esclaves, il n’y point d’obligations pareilles à celles que nous lui avons.

Si c’est la grandeur de l’offense, il n’y en peut avoir qui approche de nos crimes. On ne nous a pas mis en croix, couronnés d’épines, percé les pieds et les mains, donné des cinq mille coups de fouets, dépouillés jusqu’à nos habits et laissés tout nus ni rendus les opprobres de tous les peuples : voilà ce que nos crimes ont fait à un Dieu !

Si c’est la durée du mauvais traitement, jamais il n’y en a eu de semblable puisque durant toute notre vie nous commettons toujours des offenses contre Dieu par des ingratitudes qui ne peuvent souffrir de comparaison.





vendredi 28 octobre 2016

Miséricorde divine

Icône du Bon Samaritain

Prière du bienheureux Cardinal John Henry Newman

Mon Dieu, qu’avez-Vous fait pour moi ?
Les hommes disent de Vous, ô mon seul Bien, que vos jugements sont sévères et vos châtiments extrêmes.
Tout ce que je puis dire est qu’il n’en a pas été ainsi pour moi.
Que d’autres parlent pour eux, et Vous les confondrez et les abîmerez dans leur propre confusion au jour du jugement.
Je n’ai rien à faire avec eux, c’est Vous qui les jugerez, mais pour moi, ma seule expérience est celle de votre conduite envers moi : ici, je rends témoignage de ce que je sais d’une manière absolue et de ce que je ressens au plus intime de moi-même, que Vous n’avez eu pour moi que patience et miséricorde.
S. Eminence le Cardinal John Henry Newman
par Emmeline Deane
Oh ! comme Vous oubliez que je me sois jamais révolté contre Vous !
Vous m’accordez toujours à nouveau votre secours.
Je tombe, et pourtant Vous ne me rejetez pas. Malgré tous mes péchés, Vous m’aimez toujours, Vous me protégez, Vous me consolez, Vous m’entourez de bienfaits, Vous me soutenez et Vous me conduisez.
Je contriste votre grâce, et pourtant Vous l’augmentez.
Je Vous offense, et Vous ne Vous irritez pas, mais Vous êtes aussi bon que si je n’avais pas de pardon à demander, rien dont je dusse me repentir, rien qu’il ne fallût réparer, comme si j’étais votre meilleur, votre plus fidèle, votre plus ferme et plus loyal ami.
Hélas ! je suis même conduit à présumer de votre amour, tant il ressemble à la faiblesse de l’indulgence, bien que mon devoir soit de Vous craindre !
Je le confesse, ô mon Sauveur véritable, chaque jour n’est qu’un mémorial nouveau de votre amour infatigable et que rien ne peut vaincre ! Amen.


Sainte Marguerite Marie adorant le Cœur de Jésus notre Dieu,
entouré des chœurs angéliques

mercredi 26 octobre 2016

C'est bientôt la fin de l'année jubilaire en l'honneur de la Miséricorde divine. Il est plus que temps d'en profiter !

Guy de Larigaudie (1908-1940), écrivain et chef scout mort à 32 ans pour la France le 11 mai 1940 près de Musson au Luxembourg belge.

 Seigneur, donne-nous la grâce de comprendre que ce n’est pas de tomber qui est grave mais de rester à terre, de comprendre aussi qu’on peut faire de chaque faute un rebondissement vers un plus grand amour, de comprendre surtout que, dans notre pauvre condition d’homme pécheur, il importe de miser, simplement, sur ton infinie Miséricorde. Amen.



lundi 24 octobre 2016

Saint Raphaël, l'Archange qui nous porte la guérison divine

Le Seigneur Jésus guérit un malade à la piscine probatique,
là où l'Archange permettait au nom de Dieu des miracles

Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « L’homme de Dieu », partie II, chap. 6

L'Archange Raphaël et le poisson qui aidera
Tobie à recouvrer la vue
~ Nous avons dit que l’ange gardien de la Mère des Anges lui apparut visiblement en même temps que saint Joseph, mais depuis ce temps-là il conversait familièrement avec elle, comme un bon ami avec son ami pour me servir de l’expression de l’Ecriture, lorsqu’elle parle des bontés de Dieu envers Moïse.

Plusieurs personnes en ont reçu de grands secours et en ont même été guéries miraculeusement. Je connais une dame de Bordeaux qui, étant fort malade et ayant fait écrire à la Mère des Anges de prier son saint ange gardien pour elle, au même temps que la Mère l’eût fait, elle vit son bon ange qui donnait sa bénédiction pour cette dame dont elle se trouva guérie, comme on l’a connu manifestement par le rapport du jour et de l’heure.






samedi 22 octobre 2016

Le rosaire contre les démons. Marie marche et écrase la tête du serpent infernal.

Notre Dame des Anges, dans sa chapelle,
Cathédrale d'Evreux
Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « L’homme de Dieu », partie II


~ Saint Dominique ~ cet homme apostolique, exorcisant une personne possédée de quinze mille démons parce qu’elle avait parlé contre les quinze mystères du sacré rosaire, ces esprits malheureux furent obligés avant leur sortie de déclarer les grandeurs de l’incomparable Mère de Dieu.

« C’est elle, disaient-ils, qui réduit tous nos efforts au néant comme le soleil dissipe les ténèbres ; 
C’est elle qui découvre toutes nos finesses 
Un seul de ses soupirs a plus de forces que toutes les prières des saints et nous la craignons plus que tous les bienheureux du ciel ensemble ; 
C’est elle dont Dieu se sert pour conserver la foi et elle obtient le paradis à ceux qui lui sont véritablement dévots.


O notre ennemie, s’écriaient ces esprits misérables, notre confusion, voie du ciel infaillible ! C’est toi qui détruis toute la puissance de l’enfer. »



Chapelle Sixtine, les Anges, la Croix et la Couronne d'épines, fresque du Jugement dernier


mercredi 19 octobre 2016

Le chapelet, ma prière préférée qui rythme toute la vie humaine


Saint Jean-Paul II, extraits de Rosarium Virginis Mariae

Notre-Dame du Laus,
maître-autel des apparitions
Dans la sobriété de ses éléments, le Rosaire concentre en lui la profondeur de tout le message évangélique, dont il est presque un résumé. En lui résonne à nouveau la prière de Marie, son Magnificat permanent pour l’œuvre de l’Incarnation rédemptrice qui a commencé dans son sein virginal.

Avec lui, le peuple chrétien se met à l’école de Marie, pour se laisser introduire dans la contemplation de la beauté du visage du Christ et dans l’expérience de la profondeur de son amour. Par le Rosaire, le croyant puise d’abondantes grâces, les recevant presque des mains mêmes de la Mère du Rédempteur.

Depuis mes plus jeunes années, cette prière a eu une place importante dans ma vie spirituelle. ~ Le Rosaire m’a accompagné dans les temps de joie et dans les temps d’épreuve. Je lui ai confié de nombreuses préoccupations. En lui, j’ai toujours trouvé le réconfort. Le Rosaire est ma prière préférée. C’est une prière merveilleuse. Merveilleuse de simplicité et de profondeur.

Notre Dame de Montaigu
En effet, sur l’arrière-fond des Ave Maria défilent les principaux épisodes de la vie de Jésus Christ. Réunis en mystères joyeux, douloureux et glorieux, ils nous mettent en communion vivante avec Jésus à travers le cœur de sa Mère, pourrions-nous dire.

En même temps, nous pouvons rassembler dans ces dizaines du Rosaire tous les événements de notre vie individuelle ou familiale, de la vie de notre pays, de l’Église, de l’humanité, c’est-à-dire nos événements personnels ou ceux de notre prochain, et en particulier de ceux qui nous sont les plus proches, qui nous tiennent le plus à cœur. C’est ainsi que la simple prière du Rosaire s’écoule au rythme de la vie humaine.



dimanche 16 octobre 2016

Saint Michel au Mont Tombe - Dédicace du Mont Saint Michel

Entre Ciel et terre, le Mont Saint-Michel
En ce jour, la Normandie célèbre la dédicace du Mont Saint Michel. Son sanctuaire fut demandé par l'Archange lui-même à Saint Aubert.

Nous nous souvenons aussi que ce jour fut le triste jour du martyre de la reine Marie Antoinette de France, décapitée en haine de la foi et de la France par les révolutionnaires. 

Que le Saint Archange prie pour nous et notre pays !

  
La reine Marie Antoinette de France partant de la Conciergerie pour la guillotine

Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « L’homme de Dieu » partie II, chap. 6

Michel et ses anges, nous apprend le disciple de l’amour, combattaient contre le dragon ; le dragon aussi combattait, lui et ses anges, mais ils ne purent résister.

Saint Michel, prenant la place du premier des démons, et étant ensuite le prince de tous les bons anges, vainquirent ensemble les rebelles par la force de Jésus Christ auquel ils se soumirent, qu’ils adorèrent et au nom duquel ils triomphèrent, confondant le dragon avec toutes ses troupes qu’il entraîna dans le précipice par son exemple, par sa puissance, par le venin de l’amour propre : car la chute de l’ange apostat, dit très bien saint Augustin, est venue de la complaisance en soi-même, en sa perfection, et dans les excellences de sa nature.

Il ne faut pas s’étonner si dans ce combat le démon est appelé Satan : s’il est dit qu’il séduisait tout le monde avant même qu’il y eût des hommes dans le monde, c’était de la même manière qu’un homme qui sort pour en tuer un autre en est homicide avant que de le rencontrer ; ou comme un homme qui désire avec passion une femme absente commet un adultère avec elle, ainsi que nous l’assure notre divin Maître et que l’explique un savant interprète qui remarque doctement que Jésus et son Eglise, étant dès lors connus au démon, en même temps il alluma toute sa fureur contre eux et il se proposa de lui faire une cruelle guerre.



samedi 15 octobre 2016

Sainte Thérèse d'Avila : apprendre à prier

Portrait de Sainte Thérèse d'Avila
Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « Dieu seul ou le saint esclavage de l’admirable Mère de Dieu », chap. 18, De l’oraison de la très sainte Vierge

Au chapitre 18 du Chemin de perfection, elle dit qu’il faut se disposer à recevoir tel état d’oraison qu’il plaira à Notre-Seigneur, non pas seulement une année, ni deux, ni dix seulement.
Au chapitre 22 de sa Vie, elle blâme ceux qui veulent s’élever d’eux-mêmes, bien qu’il soit vrai que quand Notre-Seigneur veut que l’âme soit mariée, quand ce serait dès le premier jour, qu’il n’y a rien à craindre.

Au chapitre 19 du Chemin de perfection, elle montre que la méditation est un commencement pour acquérir toutes les vertus : et dans ce même chapitre elle fait voir que Notre-Seigneur élève parfois des âmes qui sont en mauvais état à la contemplation, pour voir si elles voudront jouir de lui.

Au chapitre 15 de sa Vie, elle enseigne qu’il y a de certains temps où l’âme ne doit se servir de considérations, ni de vues de ses péché ; que d’autres fois elle a besoin de penser au paradis et à l’enfer.
Sainte Thérèse en prière devant Saint Joseph
Au chapitre 22 de sa même Vie, elle dit que ces personnes-là ne sont pas pauvres d’esprit, qui croient que tout est perdu quand elles ne travaillent pas avec l’entendement, ou bien qu’elles n’ont pas une dévotion sensible : que quand même on ne pourrait pas avoir une bonne pensée, qu’on ne doit pas s’en mettre en peine.

Au chapitre 19 du Chemin de perfection, elle dit qu’il y a de certains entendements qui ne peuvent méditer, ne pouvant être liés, ce qui arrive ; qu’elle leur porte grande compassion, parce que peu (le faisant voir par un exemple qu’elle rapporte) ont le courage de persévérer à faire l’oraison, en la manière qu’ils la peuvent faire.
Au chapitre 23, elle recommande la fidélité à faire l’oraison aux heures destinées, parce qu’il n’est pas juste d’ôter à Notre-Seigneur ce qu’on lui a donné une fois, et qu’on ne voudrait pas en user de la sorte avec les créatures. Au chapitre 26, qu’il faut faire l’examen, dire le Confiteor, et puis regarder Notre-Seigneur, le voir à nos côtés. Je ne vous demande pas davantage, dit-elle, que vous le regardiez, vous qui ne pouvez discourir. Qu’il est bon quelquefois de prendre une image dévote de Notre-Seigneur, et lui parler comme si c’était lui-même.
Transverbération de Sainte Thérèse, blessée d'Amour
Au chapitre 28, qu’il faut se recueillir au dedans de soi, y parler à Notre-Seigneur, et ne nous étranger pas d’un tel hôte, et que c’est marcher par un bon chemin, qu’il est semblable à ceux qui vont sur mer ayant bon vent, qu’ils font bien plus de chemin que ceux qui vont par terre.
Au chapitre 31, qu’il y a des personnes qui se rendent sourdes, parce qu’étant attachées à leurs prières vocales, elles n’écoutent pas Dieu, et que c’est perdre un grand trésor.

Au chapitre 17 de sa Vie, elle compare la mémoire et l’imagination à ces papillons qui voltigent la nuit, qui ne font pas de mal, qui sont importuns ; que le dernier remède, après qu’elle y a bien pensé et sué, c’est de n’en faire point de cas, non plus que d’une personne folle et insensée.
Au chapitre 21 du Chemin de perfection, elle remarque qu’après que le diable a semé la zizanie dans un temps de trouble, en sorte qu’il semble traîner tout le monde après lui à demi-aveuglé, d’autant que cela se passe sous prétexte d’un bon zèle ; Notre-Seigneur suscite quelqu’un qui dessille les yeux.





mercredi 12 octobre 2016

Prier le Rosaire pour notre sanctification et celle de l'Eglise

Médaillon de Notre Dame à l'Enfant Jésus

De Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, extraits, le 9 septembre 2005 :

Mon devoir envers l'Église et le monde, j'essaie de le faire avec une prière qui occupe toute ma journée ~ Surtout le rosaire complet, avec les trois couronnes, puis les psaumes, les prières écrites par les saints et les passages bibliques et les invocations du bréviaire.  
Le 2 octobre 2005 :

Prions surtout avec confiance la Bienheureuse Vierge Marie, que nous allons vénérer le 7 octobre prochain sous le titre de Vierge du Rosaire.

Notre Dame d'Einsiedeln
Le mois d'octobre est dédié au saint Rosaire, singulière prière contemplative avec laquelle, guidés par la Mère céleste du Seigneur, nous tournons le regard vers le visage du Rédempteur, pour être conformés à son mystère de joie, de lumière, de douleur et de gloire. Cette prière ancienne est en train de connaître une nouvelle floraison providentielle, grâce aussi à l'exemple et à l'enseignement  du  bien-aimé  Pape  Jean-Paul II.

Je vous invite à relire sa Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae et à mettre en pratique les indications qu'elle contient, au niveau personnel, familial et communautaire. Nous confions à Marie les travaux du Synode : que ce soit elle qui conduise l'Eglise tout entière à une conscience toujours plus claire de sa propre mission au service du Rédempteur réellement présent dans le Sacrement de l'Eucharistie.



vendredi 7 octobre 2016

Mois du Rosaire

Bataille de Lépante, appartement Borgia. C'est le Rosaire qui nous permit d'être libres et de demeurer chrétiens.



Notre Dame de tendresse veille sur ses enfants.
Confions-nous à elle !
Le mois d’Octobre est traditionnellement consacré à Notre-Dame sous le patronage du saint Rosaire.

Cette belle fête de Notre-Dame nous rappelle la glorieuse victoire de Lépante contre les troupes musulmanes qui voulaient envahir l'Europe. C'est grâce au Rosaire que nos troupes, grandement inférieures en nombre, vainquirent l'ennemi grâce à cette arme spirituelle.

Dans toutes les apparitions mariales, la Vierge Marie, Mère de Dieu et de l’Eglise, le Modèle des Saints, nous invite à prier et faire pénitence.

Prier, c’est demander pour soi ou pour les autres, pour l’Eglise et le monde, comme Marie au Cénacle avec les Apôtres, qui priaient ensemble, d’un seul cœur et d’une seule âme, avec persévérance ; c’est supplier et intercéder, comme Marie au pied de la Croix pour le Salut du monde ; c’est aussi se réjouir, louer et remercier, comme Marie à la Visitation dans son Magnificat d’action de grâce.

Faire pénitence, c’est se donner de la peine, car quand on aime, on ne compte pas. Marie et Joseph, comme tous les parents attentionnés, se donnèrent de la peine pour ce petit enfant, le plus beau des enfants des hommes, le Fils de Dieu que le Père leur confia pour qu’Il grandisse et s’épanouisse sur cette terre avant de sauver l’humanité.

Notre Dame nous invite à prier et faire pénitence, pour nous même, car nul ne peut se sauver soi-même et ce qui est impossible pour nous, Dieu seul peut l’accomplir.
Pour le monde, car son Prince, quoique blesser à mort par la Croix, est encore puissant et cette culture de mort et du déchet dont parlent les Pontifes s’exhibent de plus en plus tous les jours. Mépris des lois divines. Mépris des plus petits, de l’enfant à naître, du malade, de la personne âgée. Mépris de ceux qui ne rapportent pas d’argent. Mépris de ceux qui ne sont pas puissants ou riches. Mépris de la Vie et du Prince de la Vie. Mépris de la Vérité au profit du père du mensonge. Mépris du Chemin que le saint Evangile nous enseigne au profit de nos propres folies et accommodements avec la vérité. Nous préférons la tour de Babel à l’Eglise, notre orgueil à l'humilité, les biens de ce monde au Bien véritable. Et nous déplorons que les œuvres de nos mains ne tiennent pas ! Cependant, si nous bâtissons sur le sable, sans le Seigneur, comment tout cela pourra tenir ?

Une prière qui n'est pas réservée aux prêtres et aux moines
Nous sommes à la fin des temps. Ils sont accomplis. Le Salut par la Passion, la Mort et la Résurrection est accompli. C’est le temps de l’Eglise et de la prédication à tous les hommes de la terre. 

Mais que font les chrétiens qui semblent perdre la foi et la verve de l’annonce de la Vérité ! Même les chrétiens s’affadissent. Comme le mauvais sel, ils perdent leur goût, et comme la lumière caché sous le lit, ils n’illuminent plus ni ne guident personne. Quand le phare s’éteint, le navire dans la tempête risque de s’échouer sur les récifs et de sombrer, pour toujours…

Si nous ne prions pas, si nous ne faisons pas pénitence, comme la Mère de Dieu en personne nous y invite, comment pourrions-nous accueillir le Salut et l’offrir aux autres. C’est un acte de foi et d’humilité que d’accueillir cette parole céleste ! C’est un acte d’espérance et de charité, pour nous et pour le monde !

Prier le chapelet est si simple, et nous le méprisons. Comme s’il était réservé aux grands-mères ou aux bigots. Dieu se rit des prétendus intelligents ! Dieu aime les humbles et les gens un peu fous, aux yeux du monde.

Prier le chapelet, c’est accompagner Notre Dame et le Seigneur, c’est relire l’Evangile, c’est devenir simple, comme Dieu est simple, et tout donner à Celui-là seul qui peut nous exaucer et combler les désirs de notre cœur.


En commençant par le signe de la Croix, nous rappelons le Salut, les douleurs du Fils de Dieu, son grand amour pour chacun des hommes de cette terre, les bons comme les mauvais.
Dire le Credo, c’est redire la foi de l’Eglise. Pas ce que je veux, pas simplement ce que je comprends, c’est dire la foi telle qu’elle est, telle que le Fils de Dieu nous l’a révélée pour notre Salut.
Dire le Notre Père, c’est prier notre Créateur avec amour comme le Fils aime son Père et Lui parle en intercédant pour nous. C’est prier pour nous et le Salut de tous, en toute simplicité et vérité.
Dire trois fois l’Ave Maria, c’est parler comme l’Archange Gabriel ; c’est exulter comme sainte Elisabeth ; c’est se confier à sa Mère du Ciel avec confiance et simplicité.
Si vous ne redevenez pas comme les enfants,
vous n'entrerez pas dans le Royaume de Dieu !
Dire le Gloire au Père, c’est acclamer la Très Sainte Trinité, Dieu unique en Trois Personnes, le plus grand des mystères, mystère de communion, mystère auquel nous sommes appelés à participer pour l’éternité dans la gloire céleste.

Ensuite, nous disons le Notre Père et 10 Je vous salue Marie en contemplant tel ou tel mystère, en demandant à Dieu toutes les grâces dont nous avons besoin, pour nous-mêmes, pour les autres, vivants ou défunts, pour le monde. Et nous terminons par la doxologie du Gloire au Père, comme acte d’adoration et de confiance en notre Dieu – Trinité.


Dire le chapelet, c’est entrer dans l’intimité de la Sainte Famille et du Sauveur en méditant les mystères joyeux, lumineux, douloureux et glorieux.

Les lundi et samedi, nous méditons les mystères joyeux. Avec Notre Dame et saint Joseph, nous entrons dans l’intimité de leur famille pour accueillir le Fils de Dieu :
  1. L’Annonciation : le Verbe s’est fait chair, et Il a habité parmi nous ;
  2. La Visitation : quoique Notre Dame aime Dieu de tout son cœur au point de porter son Fils bien-aimé, elle est tout autant au service de sa vieille cousine, l’Amour de Dieu et du prochain vont de paire ;
  3. La Nativité : l’accueil de la Vie, du Prince de la Vie, adorons-Le et aimons-Le ! ;
  4. La Présentation au Temple : 40 jours après sa naissance, Marie toute pure accomplie les préceptes de la Loi et le Fils de Dieu est reconnu comme le Sauveur d’Israël et Celui qui sauvera les nations païennes ;
  5. Le recouvrement de l’Enfant Jésus au Temple : à 12 ans, Jésus enseigne à ses parents que sa mission est de faire la volonté du Père et d’enseigner les nations et pour cela, Il devra tout abandonner. Mais le 3e jour, sera celui de la joie et des retrouvailles, préfiguration de la Passion et de la Résurrection.

"Ma prière préférée", nous disait-il.
Imitons-le !
Le jeudi, nous méditons les mystères lumineux. Nous accompagnons le Sauveur dans son ministère public.
  1. Le Baptême au Jourdain : Jésus se met librement au rang des pécheurs et nous invite à nous plonger dans son immense amour pour vivre des dons du Saint-Esprit, à s’appuyer sur Lui, particulièrement dans le combat des tentations ;
  2. Les noces de Cana : l’eau est changée en vin en surabondance, signe préfigurateur des noces de l’Agneau qui changera le vin en son Sang eucharistique pour le Salut du genre humain, pour la joie des noces éternelles dans la Jérusalem céleste ;
  3. Le ministère public : enseignements et miracles, appel à la conversion et chemin du Salut, tel est le Chemin de Vérité et de Vie que Jésus nous invite à emprunter. Prenons la Croix et suivons-Le ! ;
  4. La Transfiguration : Jésus nous montre la gloire de sa divinité alors qu’Il prend le chemin de Jérusalem et de la Croix. Nous devons reprendre courage dans les épreuves en contemplant le visage du Sauveur ;
  5. Le Jeudi Saint : Jésus institue le Sacerdoce nouveau et le Sacrifice nouveau, prions pour ceux qui nous donnent la vie divine, et vivons intensément des Sacrements.

Dire le chapelet seul
Les mardi et vendredi, nous méditons les mystères douloureux. Nous entrons dans la Passion du Sauveur.
  1. Gethsémani et l’Agonie : avec persévérance, appuyons-nous sur l’Ange envoyé pour nous réconforté dans l’épreuve et faisons la volonté de Dieu pour le Salut du monde et le nôtre ;
  2. La Flagellation : dans l’épreuve physique, Jésus nous soutien et souffre avec nous. Prenons-Lui la main et ne la lâchons pas ;
  3. Le couronnement d’épines : dans les épreuves morales, les moqueries et les injures, le Seigneur nous réconforte et nous apprend à ne pas nous plaindre, à offrir et intercéder, confiant en la justice de Dieu ;
  4. Le Chemin de la Croix : dans la vie quotidienne, Jésus est là à nos côtés et Il porte le plus lourd du poids. Avec confiance et courage, suivons-Le ! ;
  5. La Crucifixion et la mise au tombeau : dans notre vie comme dans notre mort, offrons tout au Seigneur, prions-Le pour tous ceux qui agonisent et les âmes bénies du Purgatoire afin que l’Esprit Saint les purifie de tout péché, les configurent au Fils unique, et qu’ils puissent entrer dans la maison du Père.

Quelque soit l'âge
Les mercredi et dimanche, nous méditons les mystères glorieux, accueillant la Vie éternelle offerte à Pâques et suivant le chemin de Marie.
  1. La Résurrection : Pâques, jour de fête et de joie, vivons intensément de la vie divine reçue au jour de notre baptême, entretenue par la divine Eucharistie, revivifiée par le Sacrement de Pénitence, ennoblie par la Confirmation ;
  2. L’Ascension : notre Cité est céleste et si nous devons avoir les pieds bien sur terre, notre cœur et nos désirs doivent être célestes ;
  3. La Pentecôte : demandons au Saint-Esprit de faire de nous de vrais fils de Dieu par Jésus-Christ ;
  4. L’Assomption de Notre-Dame : après l’Ascension, c’est Marie qui nous montre le chemin du Ciel. Imitons notre Mère et écoutons-la en priant, en faisant pénitence et en vivant fidèlement l’Evangile ;
  5. Le couronnement de Marie : nous ressusciterons pour la vie éternelle ou pour la mort éternelle et la damnation. Faisons tout ce qui est notre possible pour être couronné comme Marie.
Ou en communauté


Maintenant, prions ! Même si nous nous ennuyons, même si nous avons l'impression d'avoir la tête ailleurs et de rabâcher.

Prions fidèlement sans jamais nous lasser, simplement, pour être en communion avec le Père, le Fils et l'Esprit Saint, avec Marie et Joseph, avec tous les Anges et tous les Saints.



Et si nous avions oublié le B-A - BA de nos prières, les voici pour nous aider :

Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre.

Et en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur ; qui a été conçu du Saint Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers ; le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d’où il viendra juger les vivants et les morts.

Je crois en l’Esprit Saint, à la sainte Église catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen


Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. 
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous soumets pas à la tentation,
mais délivre-nous du Mal. Amen


Je vous salue, Marie pleine de grâce ;
le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes 
et Jésus,
le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
priez pour nous pauvres pécheurs,
maintenant et à l’heure de notre mort. Amen



Gloire au Père, au Fils, et au Saint-Esprit,
comme il était au commencement, maintenant et toujours,
et dans les siècles des siècles. Amen


Après chaque dizaine, n’hésitons pas à prier comme Marie à Fatima nous y a invités :

Ô mon bon Jésus,
Pardonnez-nous nos péchés,
Préservez-nous du feu de l’Enfer
Et conduisez au Ciel toutes les âmes,
Surtout celles qui ont le plus besoin de votre sainte miséricorde. Amen.





mercredi 5 octobre 2016

Fête de Sainte Faustine Kowalska, Apôtre de la Miséricorde divine


Faustine Kowalska, apôtre de la Miséricorde Divine, compte aujourd’hui parmi les Saints les plus célèbres de l’Église. Par son intermédiaire, le Seigneur Jésus transmet au monde entier Son grand message de la Miséricorde Divine et montre un modèle de perfection chrétienne fondée sur la confiance en Dieu et sur une attitude miséricordieuse envers le prochain.

Faustine naît le 25 août 1905, troisième des dix enfants de Marianna et Stanisław Kowalski, agriculteurs dans le village de Głogowiec. Au baptême, dans l’église paroissiale de Świnice Warckie, elle reçoit le prénom d’Hélène. Depuis son enfance, elle se distingua par l’amour de la prière, l’assiduité, l’obéissance et par une grande sensibilité à la misère des hommes.

À neuf ans, elle fait sa Première Communion qu’elle a profondément vécue, consciente de la présence de l’Hôte Divin dans son âme. Elle fréquente l’école pendant moins de trois ans. Adolescente, elle quitte la maison familiale pour gagner sa vie et pour aider ses parents comme servante dans des familles aisées à Aleksandrów, Łódź et Ostrówek.

Elle a senti la vocation dans son âme dès l’âge de sept ans, mais ses parents n’étant pas d’accord pour qu’elle entre dans les ordres, elle a essayé d’étouffer cette voix intérieure. Cependant, exhortée par la vision du Christ souffrant, elle est partie pour Varsovie où, le 1er août 1925, elle a rejoint la Congrégation des Sœurs de Notre Dame de la Miséricorde.

Devenue sœur Marie-Faustine, elle a passé au couvent treize ans, en remplissant les fonctions de cuisinière, de jardinière et de sœur portière dans plusieurs maisons de la Congrégation, le plus souvent à Płock, Wilno et Cracovie.

Rien ne trahissait à l’extérieur sa vie mystique d’une extrême richesse. C’est avec zèle qu’elle remplissait toutes ses tâches, elle observait fidèlement les règles, recueillie et silencieuse, mais en même temps naturelle, pleine d’un amour bienveillant et désintéressé. Sa vie, très ordinaire, monotone et grise en apparence, cachait la profondeur extraordinaire de l’union à Dieu.

Sa spiritualité reposait sur la Miséricorde Divine à laquelle elle réfléchissait et qu’elle contemplait dans la parole de Dieu et dans l’aspect quotidien de sa vie. La connaissance et la contemplation du mystère de la Miséricorde Divine développaient chez elle une attitude de confiance d’enfant face à Dieu et de miséricorde envers les autres.

« Ô mon Jésus, chacun de Tes saints reflète en sa personne l’une de tes vertus, moi, je désire refléter Ton Cœur compatissant et plein de miséricorde, je veux le glorifier. Que Ta miséricorde, ô Jésus, soit imprimée dans mon cœur et dans mon âme, tel un sceau, ce sera là mon emblème en cette vie et en l’autre » (P.J. 1242). Sœur Marie Faustine était une fidèle fille de l’Église qu’elle aimait comme une Mère et comme le Corps Mystique de Jésus Christ. Consciente de son rôle au sein de cette l’Église, elle a collaboré avec la Miséricorde Divine dans l’œuvre du salut des âmes égarées. Sur le souhait et en suivant l’exemple du Seigneur Jésus, elle a sacrifié sa vie en holocauste. Dans sa vie spirituelle, elle se distinguait aussi par son amour de l’Eucharistie et par sa dévotion profonde pour Notre Dame de la Miséricorde.

Les années passées au couvent abondaient en grâces extraordinaires : révélations, visions, stigmates cachés, participation à la Passion du Seigneur, don de bilocation, de pénétrer le cœur des autres, de la prophétie, ou bien le don rarissime de fiançailles et d’épousailles mystiques.

Le vif contact avec Dieu, Notre Dame, les anges, les saints, les âmes au purgatoire – tout cet univers surnaturel – lui apparaissait comme étant non moins réel et vrai que celui qu’elle percevait par ses sens. Malgré cette abondance de grâces extraordinaires accordées, elle savait que celles-ci ne décidaient pas de l’essence de la sainteté. « Ce ne sont ni les grâces, ni les apparitions, ni les ravissements, ni aucun don accordé qui la rendent parfaite, mais l’union intérieure de mon âme avec Dieu. Ces dons ne sont que des ornements de l’âme, mais ils ne constituent ni le contenu, ni la perfection. Ma sainteté et ma perfection consistent en une étroite union de ma volonté avec celle de Dieu » (P.J. 1107).

Sœur Marie-Faustine a été élue par le Seigneur Jésus secrétaire et apôtre de sa Miséricorde pour transmettre au monde entier son grand message. « Dans l’ancien Testament, lui dit-Il, j’ai envoyé à mon peuple des prophètes et avec eux la foudre. Aujourd’hui, je t’envoie vers toute l’humanité avec ma miséricorde. Je ne veux pas punir l’humanité endolorie, mais je désire la guérir en l’étreignant sur mon cœur miséricordieux » (P.J. 1588).

La mission de sœur Marie Faustine consistait en trois tâches:
1) rendre proche et annoncer au monde entier la vérité révélée dans les Écritures Saintes sur l’amour miséricordieux de Dieu envers tout homme ;
2) implorer la Miséricorde Divine pour le monde entier, en particulier pour les pécheurs, notamment par la pratique des formes nouvelles, annoncées par le Seigneur Jésus, du culte de la Miséricorde Divine, qui sont les suivantes :
Ø  le tableau du Christ avec l’inscription Jésus, j’ai confiance en Toi !,
Ø  la Fête de la Miséricorde Divine le premier dimanche après Pâques,
Ø  le Chapelet à la Miséricorde Divine et la prière à l’heure de la Miséricorde Divine (15 heures).
Le Seigneur Jésus liait à ces formes du culte, ainsi qu’à la propagation de la dévotion à la Miséricorde, de grandes promesses à condition de se fier à Dieu et de pratiquer un amour actif envers le prochain,
3) la troisième tâche que comportait la mission de sœur Marie-Faustine consistait à inspirer le mouvement apostolique de la Miséricorde, qui est chargé de propager et d’obtenir par la prière la Miséricorde Divine pour le monde et qui tend à la perfection sur le chemin montré par sœur Faustine. Ce chemin est celui d’une confiance d’enfant en Dieu, laquelle s’exprime dans l’accomplissement de Sa volonté et dans une attitude de miséricorde envers les autres. À l’heure actuelle, ce mouvement au sein de l’Église concerne des millions de personnes à travers le monde, à savoir : des congrégations, des instituts laïques, des prêtres, des confréries, des associations, différentes communautés d’apôtres de la Miséricorde Divine et des particuliers qui se chargent, à titre individuel, des tâches transmises par le Seigneur Jésus par l’intermédiaire de sœur Marie-Faustine.

Le message de sœur Faustine a été noté dans son Petit Journal qu’elle rédigea par la volonté du Seigneur Jésus et de ses confesseurs. Elle y a fidèlement noté tous les souhaits de Jésus, de même qu’elle a décrit l’union intime de son âme avec Dieu. « Secrétaire de mon plus profond mystère, disait le Seigneur Jésus à sœur Faustine, ton devoir est d’écrire tout ce que je te fais connaître à propos de ma miséricorde au profit des âmes qui en lisant ces écrits seront consolés et auront le courage de s’approcher de moi (P.J. 1693). Cet ouvrage nous rend proche d’une manière extraordinaire le mystère de la Miséricorde Divine. Il enchante non seulement les gens simples, mais aussi les scientifiques qui y découvrent une source supplémentaire de recherche théologique. Le Petit Journal a été traduit en plusieurs langues, entre autres en anglais, allemand, italien, espagnol, français, portugais, russe, hongrois, tchèque et slovaque.

Ravagée par la maladie et par de nombreuses souffrances qu’elle a supportées en tant que sacrifice bénévole pour les pécheurs, entièrement épanouie spirituellement et unie à Dieu, sœur Marie-Faustine est morte à Cracovie le 5 octobre 1938, âgée à peine de 33 ans. La gloire de la sainteté de sa vie a crû rapidement avec la propagation de la dévotion pour la Miséricorde Divine et au fur et à mesure des grâces obtenues par son intercession. De 1965 à 1967, à Cracovie s’est déroulé le procès diocésain sur sa vie et ses vertus et en 1968, à Rome, a été ouvert le procès de béatification, clos en décembre 1992.

Marie-Faustine Kowalska a été béatifiée le 18 avril 1993 et canonisée le 30 avril 2000, sur la Place Saint-Pierre de Rome, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) qui institua, au cours de la célébration, la Fête de la Miséricorde Divine (le premier dimanche après Pâques).

Les reliques de sainte Faustine reposent au sanctuaire de la Miséricorde Divine de Cracovie-Łagiewniki ; une partie est dispersée dans le monde entier (par exemple à l’église Saint-Sulpice, dans le diocèse de Paris).