mercredi 30 juillet 2014

Le 2 août prochain, venez tous à Notre-Dame d'Evreux pour la solennité de Notre-Dame des Anges

Tobi et l'ange, Anonyme, huile sur toile, 114,5 x 100 cm, XVIIe.
Tobie et S. Raphaël, anonyme, XVIIe



Chaque 2 août, l'Archiconfrérie et ses amis se réunissent pour la célébration de la Messe afin de prier pour la France et nos Diocèses respectifs - celui d'Evreux en particulier -. 




2 août AD. 2014

Fête de la Dédicace de la Basilique
Notre-Dame des Anges

Fête patronale de l'Archiconfrérie du TS. Sacrement de l'Autel et des Saints Anges

En la Cathédrale Notre-Dame d'Evreux,
Célébration de la Messe à 10h30
dans la forme extraordinaire du rit romain.

Vous êtes attendus
dans la chapelle des Saints-Anges
(déambulatoire, à droite en entrant dans la Cathédrale)

où repose le corps de notre vénérable fondateur,
l'abbé Henri-Marie BOUDON


Ce magnifique moment nous rappelle que l'amitié qui nous lie ici-bas nous prépare mystérieusement à la communion des Saints dans le Ciel, la Jérusalem céleste.

Nous vivons en présence des Anges, de nos frères les Saints, du vénérable abbé Henri-Marie Boudon et de tous nos chers amis du Ciel qui prient pour nous d'une manière particulière. Ici-bas sur la terre, cette sainte amitié renforce notre vie chrétienne. Venez nombreux à cette Messe en l'honneur de notre Sainte Patronne et de tous les Esprits bienheureux ou confiez-nous vos intentions que nous serons heureux de porter.

L'Archiconfrérie remercie chaleureusement M. l'Archiprêtre de la Cathédrale qui nous permet, pour la 3e année consécutive, de célébrer la Messe dans sa magnifique Cathédrale. Nous l'assurons de nos prières pour sa mission ainsi que S.Exc.R. Mgr. Christian Nourrichard, successeur de Saint Taurin, qui a concédé gracieusement une indulgence partielle à la prière de béatification du vénérable abbé Boudon.


Si vous bénéficiiez de quelques grâces par l'intercession du vénérable abbé Boudon, nous vous remercions par avance de nous les faire connaître.







samedi 26 juillet 2014

Sainte Anne et Saint Joachim, priez pour nous, la Bretagne et la France



Statue de Sainte Anne d'Auray


En ce jour, la Bretagne célèbre le centenaire de sa consécration à Sainte Anne par le Pape Saint Pie X (26 juillet 1914). 
Unissons-nous à leur joie en célébrant les saints parents de Notre Dame, les grands-parents selon la chair de Notre Seigneur, Jésus-Christ.







Cette année, c'est S.Exc.R. Mgr. le nonce apostolique Luigi Ventura qui viendra présider à Auray les festivités. 


S. Exc. R. Mgr. Centène, Evêque de Vannes, à publier l'indulgence plénière :

"A l’occasion du centième anniversaire de la Proclamation de sainte Anne Patronne de Bretagne, dans le cadre des célébrations du Grand Pardon de Sainte-Anne-d’Auray, Sa Sainteté le Pape François accorde l’indulgence plénière à tous les pèlerins présents au sanctuaire de sainte Anne les 25 et 26 juillet qui,après avoir reçu les sacrements de pénitence et d’eucharistie et prié aux intentions du Souverain Pontife, adresseront à Dieu de ferventes prières pour que, dans toute la Bretagne, soient préservées la solidité et la sainteté de la famille humaine et du mariage chrétien si souvent fragilisés.
En outre, tout au long de l’année jubilaire, du 26 juillet 2014 au 26 juillet 2015, Sa Sainteté le Pape François accorde une indulgence plénière à tous les pèlerins qui visiteront le sanctuaire de Sainte-Anne-d’Auray et qui, après avoir reçu les sacrements de pénitence et d’eucharistie et prié aux intentions du Souverain Pontife, adresseront à Dieu de ferventes prières :
  1. - pour la fidélité de la Bretagne historique à sa vocation chrétienne,
  2. - pour les vocations sacerdotales et religieuses,
  3. - pour la défense de l’institution de la famille humaine dont sainte Anne et saint Joachim sont, après la Sainte Famille, les plus lumineux exemples.
  4. Cette indulgence est aussi accordée, aux conditions ordinaires,
  5. - à tous les fidèles du Christ issus de la Bretagne historique et vivant loin de leur patrie qui se réuniront dans une chapelle dédiée à sainte Anne ou devant son image pour prier aux mêmes intentions.
  6. - à tous les religieux et religieuses cloîtrés de la Bretagne historique qui prieront à ces intentions dans leur Eglise conventuelle ou dans leur propre cellule.
  7. - aux personnes dans l’impossibilité de se déplacer (personnes âgées, malades, handicapées ou détenues) qui prieront à ces mêmes intentions devant une image de sainte Anne en s’unissant spirituellement au pèlerinage et en offrant à Dieu leurs souffrances et leurs prières.
Toutes ces indulgences sont applicables aux âmes du Purgatoire."




Du protévangile de Saint Jacques


I. 1. Les histoires des douze tribus racontent qu'un homme fort riche, Joachim, apportait au Seigneur double offrande, se disant : " Le supplément sera pour tout le peuple et la part que je dois pour la remise de mes fautes ira au Seigneur, afin qu'il me soit propice. "
2. Vint le grand jour du Seigneur, et les fils d'Israël apportaient leurs présents. Or Ruben se dresse devant lui et dit : " Tu n'as pas le droit de déposer le premier tes offrandes, puisque tu n'as pas eu de postérité en Israël. "
3. Joachim eut grand chagrin, et il s'en alla consulter les registres des douze tribus du peuple, se disant : " Je verrai bien dans leurs archives si je suis le seul à n'avoir pas engendré en Israël ! " Il chercha, et découvrit que tous les justes avaient suscité une postérité en Israël. Et il se souvint du patriarche Abraham ; sur ses vieux jours, le Seigneur Dieu lui avait donné un fils, Isaac.
4. Alors, accablé de tristesse, Joachim ne reparut pas devant sa femme, et il se rendit dans le désert ; il y planta sa tente et, quarante jours et quarante nuits, il jeûna, se disant : " Je ne descendrai plus manger ni boire, avant que le Seigneur mon Dieu m'ait visité. La prière sera ma nourriture et ma boisson. "

II. 1. Et sa femme Anne avait deux sujets de se lamenter et de se marteler la poitrine. " J'ai à pleurer, disait-elle, sur mon veuvage et sur ma stérilité ! "
2. Vint le grand jour du Seigneur. Judith, sa servante, lui dit : " Jusqu'à quand te désespéreras-tu ? C'est aujourd'hui le grand jour du Seigneur. Tu n'as pas le droit de te livrer aux lamentations. Prends donc ce bandeau que m'a donné la maîtresse de l'atelier. Je ne puis m'en orner, car je ne suis qu'une servante, et il porte un insigne royal. "
3. Anne lui dit : " Arrière, toi ! Je n'en ferai rien, car le Seigneur m'a accablée d'humiliations. Et peut-être ce présent te vient-il d'un voleur et tu cherches à me faire complice de ta faute. " Et Judith la servante dit : " Quel mal dois-je te souhaiter encore, de rester sourde à ma voix ? Le Seigneur Dieu a clos ton sein et ne te donne point de fruit en Israël ! "
4. Alors Anne, malgré son désespoir, ôta ses habits de deuil, se lava la tête et revêtit la robe de ses noces. Et vers la neuvième heure, elle descendit se promener dans son jardin. Elle vit un laurier et s'assit à son ombre. Après un moment de repos, elle invoqua le Maître : " Dieu de mes pères, dit-elle, bénis-moi, exauce ma prière, ainsi que tu as béni Sarah, notre mère, et lui as donné son fils Isaac. "

III. 1. Levant les yeux au ciel, elle aperçut un nid de passereaux dans le laurier. Aussitôt elle se remit à gémir : " Las, disait-elle, qui m'a engendrée et de quel sein suis-je sortie ? Je suis née, maudite devant les fils d'Israël. On m'a insultée, raillée et chassée du temple du Seigneur mon Dieu. 2. Las, à qui se compare mon sort ? Pas même aux oiseaux du ciel, car les oiseaux du ciel sont féconds devant ta face, Seigneur. Las, à qui se compare mon sort ? Pas même aux animaux stupides, car les animaux stupides sont eux aussi féconds devant toi, Seigneur. Las, à quoi se compare mon sort ? Non plus aux bêtes sauvages de la terre, car les bêtes sauvages de la terre sont fécondes devant ta face, Seigneur. 3. Las, à quoi se compare mon sort ? A ces eaux non plus, car ces eaux sont tantôt calmes tantôt bondissantes, et leurs poissons te bénissent, Seigneur. Las, à qui se compare mon sort ? Pas même à cette terre, car la terre produit des fruits en leur saison et te rend gloire, Seigneur. "

IV. 1. Et voici qu'un ange du Seigneur parut, disant : " Anne, Anne, le Seigneur Dieu a entendu ta prière. Tu concevras, tu enfanteras et l'on parlera de ta postérité dans la terre entière. " Anne répondit : " Aussi vrai que vit le Seigneur Dieu, je ferai don de mon enfant, garçon ou fille, au Seigneur mon Dieu et il le servira tous les jours de sa vie. "
2. Et voici, deux messagers survinrent, qui lui dirent : " Joachim, ton mari, arrive avec ses troupeaux. Un ange du Seigneur est descendu auprès de lui, disant : "Joachim, Joachim, le Seigneur Dieu a exaucé ta prière. Descends d'ici. Voici que Anne ta femme a conçu en son sein".
3. Aussitôt Joachim est descendu, il a convoqué ses bergers, leur disant : " Apportez-moi ici dix agneaux sans tache ni défaut. Ces dix agneaux seront pour le Seigneur Dieu. Apportez-moi aussi douze veaux bien tendres et les douze veaux seront pour les prêtres et le Conseil des Anciens. Aussi cent chevreaux, et les cent chevreaux seront pour tout le peuple. "
4. Joachim arriva avec ses troupeaux. Anne l'attendait, aux portes de la ville. Dès qu'elle le vit paraître avec ses bêtes, elle courut vers lui, se suspendit à son cou et s'écria : " Maintenant je sais que le Seigneur Dieu m'a comblée de bénédictions ! Voici : la veuve n'est plus veuve et la stérile a conçue ! " Et Joachim, ce premier jour, resta chez lui à se reposer.
                               
V. 1. Le lendemain, il apportait ses offrandes : " Si le Seigneur Dieu m'a été favorable, pensait-il, la lame d'or du prêtre me le révélera. " Il présenta ses offrandes, et scruta la tiare du prêtre quand celui-ci monta à l'autel du Seigneur ; et il sut qu'il n'y avait pas de faute en lui. " Maintenant, dit-il, je sais que le Seigneur Dieu m'a fait grâce et m'a remis tous mes péchés. " Et il descendit du temple du Seigneur, justifié, et rentra chez lui.

2. Six mois environ s'écoulèrent ; le septième, Anne enfanta. " Qu'ai-je mis au monde ? " demanda-t-elle à la sage-femme. Et celle-ci répondit : " Une fille. " Et Anne dit : " Mon âme a été exaltée en ce jour ! " Et elle coucha l'enfant. Quand les jours furent accomplis, Anne se purifia, donna le sein à l'enfant et l'appela du nom de Marie.


Sainte Anne de Beaupré, Québec.

jeudi 24 juillet 2014

25 juillet - fête de Saint Jacques le Majeur, Apôtre - Jour de jeûne et de prière pour nos frères Chrétiens du Proche et Moyen Orient

Goya, Marie, Reine des Martyrs

En cette fête de l'Apôtre Saint Jacques, martyrisé en haine de la foi comme tous les Apôtres, Notre Saint Père le Pape François et les Évêques en France appellent tous les chrétiens à jeûner et prier pour la paix au Proche et Moyen Orient.

Nos frères sont assassinés dans l'indifférence générale. Même la France, prétendue protectrice des Chrétiens d'Orient, se pare de ce beau titre sans rien faire pour eux.

Si nous le pouvons, sacrifions un peu de notre temps pour aller à la Messe et offrir notre Communion pour nos frères martyrisés en haine de la foi ; prenons du temps pour adorer le Christ Jésus, au Saint Sacrement de l'Autel ; disons le Chapelet, nous unissant à la prière de la Vierge Marie, reine des Martyrs ; faisons avec le Christ le Chemin de Croix.

Quoique nous fassions, offrons-le de grand cœur au Seigneur qui souffre avec nos frères. Faisons-nous un peu violence, réveillons-nous, ce sont nos frères et sœurs qui sont assassinés.


Croix arménienne, détail, Basilique
du Saint Sépulcre de Jérusalem.

Ô Père, ayez pitié de vos enfants martyrisés !
Ô Jésus, ayez pitié de vos frères et sœurs martyrisés !
Ô Esprit-Saint, ayez pitié du Corps du Christ martyrisé !
Ô Sainte-Trinité, ayez pitié des chrétiens martyrisés !

Partout, Ô Jésus, comme Vous l'aviez annoncé,
tant de chrétiens sont persécutés à cause de leur foi en Vous...
Nous Vous prions pour qu'ils sachent Vous aimer plus qu'eux-mêmes...
et trouver ainsi dans leur croix leur joie...

Ô Vous qui avez dit : "Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps et après cela ne peuvent rien faire de plus,
craignez Satan qui après avoir tué le corps peut aussi jeter l'âme en Enfer
." (Lc 12.4-5),

remplissez ces frères et sœurs de votre Esprit de force !

Nous Vous confions aussi leurs persécuteurs,
aveuglés par Satan "père du mensonge, et homicide dès le commencement" (Jn 8.44).

Que le sacrifice et le pardon de leurs victimes
expient leurs péchés et obtiennent la grâce de leur conversion.

Vierge Marie,
vous qui avez eu le cœur transpercé à cause de la Passion de votre fils et notre Dieu,
daignez L'invoquer avec nous !

Il a "reçu tout pouvoir au Ciel et sur la terre" (Mt 28.20)...
qu’Il éloigne de nous la peur et la lâcheté,
qu’Il renouvelle notre foi
et nous donne le désir de témoigner, en toutes circonstances, 
qu'Il est la Résurrection et la Vie !
Amen


Nous pouvons enrichir notre prière de neuvaine d'un jeûne et/ou d'abstinence tant il est vrai que certains démons particulièrement méchants "ne se chassent que par le jeûne et la prière" (Mc 9.29).






mardi 22 juillet 2014

22 juillet - Sainte Marie Madeleine, pénitente

Raphaël, Sainte Marie Madeleine et Saint Jean Baptiste
entourant Marie, Reine des Anges

De sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, pour Sœur Marie Madeleine, le 20 novembre 1894.


Fleurs Mystiques  destinées à former ma Corbeille de Noces


Madeleine ! Mon Épouse Bien-Aimée ! Je suis tout à toi et tu es à moi pour toujours (Ct 2,16).
Une voix s'est fait entendre : « Voici l’Époux qui vient, allez au-devant de Lui » (Mt 25,6)

Des Roses Blanches. O Jésus ! purifiez mon âme afin qu'elle devienne digne d'être votre épouse !
Des Pâquerettes. O Jésus ! faites-moi la grâce de faire toutes mes actions pour plaire à Vous seul.
Des Violettes Blanches. Jésus, doux et humble de Cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre ! (Mt 11,29)

Du Muguet. Sainte Thérèse, ma Mère, apprenez-moi à sauver les âmes afin que je devienne une vraie carmélite.
Des Églantines. O Jésus ! c'est vous seul que je sers en servant mes Mères et mes Sœurs.
Des Roses Thé. Jésus, Marie, Joseph, faites-moi la grâce de faire une bonne retraite et préparez mon âme pour le beau jour de ma profession.

Des Clochettes Blanches. O Sainte Madeleine ! obtenez-moi que ma vie ne soit qu'un acte d'amour.
Du Chèvrefeuille. O Jésus ! apprenez-moi à me renoncer toujours pour faire plaisir à mes sœurs.
Des Pervenches Blanches. Mon Dieu, je vous aime de tout mon cœur.

Des Pivoines Blanches. O mon Dieu, regardez la Face de Jésus, et des pauvres pécheurs faites autant d'élus.
Du Jasmin. O Jésus, je ne veux goûter de joie qu'en vous seul !...
Des Myosotis Blancs. O mon Saint Ange gardien ! couvrez-moi toujours de vos ailes afin que je n'aie jamais le malheur d'offenser Jésus (Ps 91,4).

De la Reine des Prés. O Marie ! ma bonne Mère, faites-moi la grâce de ne jamais ternir la robe d'innocence que vous me donnerez au jour de ma profession.
Des Verveines Blanches. Mon Dieu, je crois en vous, j'espère en vous, je vous aime de tout mon cœur.
Des Iris Blancs. Mon Dieu, je vous remercie de toutes les grâces que vous m'avez faites pendant ma retraite.

Le Grand Jour est arrivé (Ct 2,16).

Des Lys. Mon Jésus Bien-Aimé, vous êtes maintenant tout à moi et moi je suis pour toujours votre petite Épouse !!!... (Ct 2,16)






mardi 15 juillet 2014

Dédicace de la Basilique du Saint-Sépulcre de Jérusalem

Tenture à la Croix de Jérusalem,
Taibeh.
« Si aujourd’hui nous aussi nous pouvons accourir, venir, voir et toucher le Tombeau vide, nous le devons à tous ceux qui depuis des siècles ont rendu cette expérience possible », ainsi s’est exprimé le Custode de Terre Sainte, frère Pierbattista Pizzaballa dans l’homélie qu’il a prononcée devant l’édicule placé au cœur de la rotonde de la basilique de la Résurrection.

Ce lundi 15 juillet 2013, les Franciscains de la Custodie ont commémoré la dédicace de la basilique croisée. La dédicace de la basilique constantinienne (construite au IVe siècle) se fête, elle, le 14 septembre, a rappelé aussi le Custode.

« Mais notre présence ici, insista le Custode, nous ne la devons pas aux byzantins, ni aux croisés mais aux amoureux du Christ qui ont voulu vivre la même expérience que les saintes femmes et les apôtres. Ce que les chrétiens ont désiré au long des siècles, a-t-il encore souligné, c’est faire cette expérience de voir le Tombeau vide ».

Gravure représentant la vénération de la
vraie Croix par les Croisés dans la
Basilique du Saint-Sépulcre de Jérusalem.
Le Custode en a profité pour rappeler le rôle de saint François d’Assise lui-même, qui a obtenu pour ses frères le droit de venir vivre pacifiquement en Terre Sainte, droit qu’il leur ouvrit la voie vers Jérusalem et les lieux saints. 

C’est la raison pour laquelle le livret liturgique de la célébration n’a pas en photo de couverture une illustration de l’édifice, mais celle de la rencontre du Petit pauvre d’Assise ave le sultan, rencontre qui rendit possible la présence franciscaine en Terre Sainte.

Devenus par la suite Gardiens des lieux saints, les Franciscains (et pas seulement eux) n’ont pas seulement entretenus des édifices, mais ils ont voulu vivre ce dont témoignent les Lieux saints et ce dont témoigne le Saint-Sépulcre : le pardon, la réconciliation et le désir d’unité.

Dans une basilique encore calme aux premières heures de la matinée, la messe fut recueillie et de la célébration émanait une joie sereine. La prière de la communauté rassemblée autour du Tombeau vide évoqua les habitants de la terre Sainte, mais aussi tous les pèlerins comme tous ceux qui voudraient pouvoir venir ici.



Cérémonie de l'ensevelissement du Christ, chaque Vendredi Saint, à la
Basilique du Saint-Sépulcre de Jérusalem.



dimanche 13 juillet 2014

Saint Henri II et vénérable abbé Henri-Marie Boudon, priez pour nous

Saint Henri II, empereur, et son épouse,
Sainte Cunégonde
Couronne de Saint Henri II


Du vénérable abbé Henri Marie Boudon,
" Le triomphe de la Croix ", partie II,
Oraison à l’adorable Jésus dans le tombeau


Ainsi, mon aimable Sauveur, par cette grâce d’une union si sainte (Note : au jour de son Baptême), tout ce qui se passe en vous devenant propre à vos fidèles ; ah ! faites que je participe en vérité à votre vie, à votre mort, à votre résurrection, à votre gloire.

O sainte Vierge, ma bonne et fidèle maîtresse, ma très douce et très pieuse mère, employez votre faveur auprès de votre Fils bien aimé pour m’obtenir cette grâce.

O mon bon ange, ô sept premiers princes du ciel qui assistez devant le trône de Dieu, ô vous tous, esprits bienheureux, glorieux saint Joseph, aimable disciple de l’amour saint Jean l’Evangéliste, bienheureux saint Henri mon patron, avec tous les saints du ciel, joignez tous vos prières pour m’impétrer cette faveur. Amen, amen, amen ; Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul, dans l’union avec notre bon Sauveur Jésus-Christ pour jamais.



Manteau étoilé du couronnement de Saint Henri II, XIe siècle
 

mercredi 9 juillet 2014

Chantons les Psaumes sur la terre, comme les Anges chantent la gloire de Dieu dans le Ciel

Saint Basile de Césarée nous apprend à chanter les Psaumes et glorifier Dieu sur la terre, comme les Anges dans le Ciel. 
Les Psaumes expriment tous les sentiments qui habitent notre cœur : exultation, joie, peine, colère, confiance, abandon. Ils sont au cœur de la prière du peuple de Dieu au Temple ; au cœur aussi de la prière du Seigneur Lui-même et ce, jusque sur la Croix ; au cœur de la prière de l'Eglise, des prêtres, des moines et des religieux.

Simon Challe, ange musicien, Paroisse Saint-Roch à Paris

Faisons nôtres ces magnifiques prières. Qu'elles transforment nos cœurs et nous apprennent la véritable louange divine.

De Saint Basile de Césarée :

" Un psaume apporte la sérénité pour l'âme, il est l'auteur de la paix, qui calme les pensées déroutantes et bouillonnantes. Car, il adoucit la colère de l'âme, et il châtie ce qui est débridé.

Choeur de moines chantant
les Psaumes à l'Office.
Un psaume forme amitiés, réunit ceux qui sont séparés, réconcilie ceux qui se détestent. Qui, en effet, peut encore considérer comme ennemi celui avec qui il a prononcé la même prière à Dieu ?

Ainsi la psalmodie, apportant au chant choral, un lien, pour ainsi dire, vers l'unité, et réunissant les gens en une union harmonieuse d'un chœur, produit également la plus grande des bénédictions, la charité. Un psaume est une citadelle de refuge contre les démons, un moyen d'appeler l'aide des anges, une arme face à la crainte de la nuit, un repos pour les fatigues de jour, une sauvegarde pour les nourrissons, une parure pour ceux dans la force de l'âge, une consolation pour les anciens, un ornement des plus appropriés pour les femmes.

Il peuple les solitudes ; il évacue la place de ces excès ; c'est le point de départ pour les débutants, l'amélioration de ceux qui progressent, le support solide du parfait, la voix de l'Église. Il éclaire les jours de fête, il suscite une affliction qui est selon Dieu.

Car un Psaume, c'est l'œuvre des anges, une institution céleste, un encens spirituel. "


Le saint roi David, auteur de nombreux Psaumes avec son fils, le sage Salomon.



samedi 5 juillet 2014

Prendre du temps avec le Seigneur au cours de nos vacances

Durant cette période de vacances estivales, prenons du temps pour être avec Dieu. La contemplation de la nature, des beautés que notre Dieu a créées, sont autant d’occasions pour nous de retrouver la paix, l’unique essentiel.
Prenons du temps pour être avec le Seul qui puisse combler nos âmes et nos cœurs.
                      

Du vénérable abbé Henri Marie Boudon, « L’homme de Dieu », chap. 3


O Jérusalem ! ô âme fidèle ! ô âme séparée de l’être créé ! Chante les louanges du Seigneur.

Sion, chante les louanges de ton Dieu qui a établi la paix pour une heureuse fin à tous tes combats, te couronnant de la sorte de ses plus douces miséricordes.

Heureux et divin état où l’âme, ayant perdu toute créature, trouve Jésus seul qui, étant aussi bien vrai Dieu que vrai homme, lui donne, dans son union, un repos qui est un avant goût de la félicité du paradis.

Pour lors, quand cette âme serait noyée dans une mer de toutes les peines de la vie, elle a son centre dans un océan de paix immense et, de tous côtés, elle ne trouve que paix, elle en est tellement pénétrée qu’elle ne respire que paix, elle ne vit que de paix, elle ne soupire et elle n’aspire qu’après la paix.


Que si on voulait mettre sa chair, ses nerfs, ses os, son âme et ses puissances sous le pressoir, il n’en sortirait autre chose, dit la divine Catherine de Gênes, qu’une expression de paix ; c’est une participation glorieuse de la paix même et du repos divin des trois personnes de la suradorable Trinité. Car celui, dit l’Apôtre, qui adhère à Dieu devient un même esprit avec lui.



L'arc-en-ciel, signe de l'Alliance entre Dieu et Noé après le Déluge.
Mosaïques de la Basilique Notre-Dame de la Garde, Marseille.



mardi 1 juillet 2014

1er mardi du mois de Juillet - Séquence ancienne en l'honneur des saints Anges et de tous les Esprits bienheureux

Les saints Anges chantant la gloire de Dieu, fresque.

Appelons de nos vœux les paranymphes du Roi suprême, les défenseurs du troupeau du Christ ; ce sont les monts dont il est dit qu'ils entourent le trône, privilège qu'ils  possèdent entre tous.

C'est la triple hiérarchie des cieux, sous la Sagesse unique développant ses rameaux, s'épanouissant à la trine lumière ; nous purifiant, nous éclairant, elle nous parfait : ainsi notre âme se dégage du péché.

Leur contemplation les rapproche, leur mission ne les éloigne pas : c'est au dedans de Dieu qu'ils courent, contenant l'ennemi, guidant les justes ; ils gardent leurs dévots clients, les protégeant, les consolant dans leurs peines.

Leur béatitude déjà consommée n'empêche pas que, députés vers nous cependant, ils ne rapportent à Dieu nos prières; ils n'abandonnent pas les saints de ce monde, désirant voir par eux se combler leurs vides et s'accroître leur société fortunée.

Bienheureux citoyens des cieux qui, remplissant leur rôle sur terre, ne perdent rien des joies de la vraie patrie ! Supplions-les avec confiance de nous aider près de Dieu toujours. Amen.