samedi 26 octobre 2013

Abonnement au Bulletin des Saints-Anges et au numéro spécial sur la Vie du vénérable abbé Henri-Marie Boudon

Le bulletin d’Automne de
l’Archiconfrérie du Saint-Sacrement et des Saints Anges est arrivé

Saint Michel, Cathédrale de Cologne
Ce petit bulletin collectionne les enseignements, les récits, les prières aux Saints Anges de notre cher abbé Henri Marie Boudon et de bien d’autres saints et spirituels. C’est un soutien indispensable pour approfondir nos amitiés angéliques et pour faire grandir la connaissance de notre si riche histoire.

L’Histoire ! Grande oubliée de biens de nos contemporains, et particulièrement des enfants à qui on ne l’enseigne plus ou si peu, et en tout cas, très mal. Comme nous disait un de nos professeurs d’Histoire, au Lycée : « L’Histoire, ça ne sert à rien, sauf à savoir qui on est, d’où on vient et où nous pourrions aller. » Bref, l’Histoire sert à tout auquel cas nous serions des étrangers dans notre propre pays, des amnésiques sans racine ni but.

Saint Michel Archange a marqué l’Histoire de notre pays, la France. En témoignent les pèlerinages au Mont-Saint-Michel, à Saint-Michel-de-l’Aiguille et bien d’autres, les villages qui portent son nom et les statues de l’Archange qui parsèment notre beau pays. Combien de calvaires, de Croix de mission à la croisée des chemins, de chapelles et d’oratoires, de paroisses et de collègiales jusque nos monumentales Cathédrales qui érigent leur flèches vers le Ciel comme de magnifiques monstrances nous rappelant que Dieu est notre Père et que, si nous sommes de la terre, notre place est avec nos frères les Saints.

Angelot, détail d'un retable
Combien de Saints de nos villages, de nos cités, de nos régions, qui ont prêché, soignés les maladies de l’âme et du corps, combien d’hôpitaux où ils se sont donnés dans le silence et l’amour de leur prochain, de jour et de nuit, combien d’écoles où ils enseignèrent et formèrent patiemment une multitude d’enfants appelée un jour à répandre le Règne de Dieu. Notre terre de France est une terre bénie aujourd’hui devenue amnésique. La faute à l’école qui n’enseignerait plus l’Histoire ? Oui, peut-être, sûrement même. Mais la faute aussi à chacun d’entre nous qui sommes parfois paresseux, qui ne prenons plus le temps de lire, de contempler, de réfléchir, et surtout de prier.

Prenons donc en main ce bulletin, lisons-le et partageons-le. Ce Blog que vous consultez sur les 5 continents (bienvenue à la Chine !) est intéressant mais il ne remplace pas les trésors de ce petit bulletin.

D’ailleurs, saviez-vous qu’un Bulletin spécial pour l’Année de la Foi est paru cet été ? Dans ce numéro spécial, il n’est question que de Monsieur Boudon.
Le Blog vous donne régulièrement des extraits de ses œuvres, de ses prières, évoque parfois quelques passages de sa vie qui fut très riche.

Et bien ce Bulletin spécial vous renseignera, dans une trentaine de pages, sur tous les événements marquants de la vie de ce grand vénérable : sa naissance et son éducation, sa vie d’étudiant à Paris, comment il fut appelé aux Ordres sacrés, ses amitiés avec tant de saints, son arrivée et son ministère dans le Diocèse d’Evreux, ses joies mais aussi ses difficultés, ses peines et ses croix, le rétablissement de la vérité après tant de calomnies, sa fin angélique et sa postérité.



Pour recevoir le Bulletin des Saints-Anges, 4 numéros par an, il vous suffit d’adresser 10 € (ou plus selon votre générosité) à l’ordre de La Société Henri-Marie Boudon à l’adresse ci-dessous.
Quant au Bulletin spécial sur la vie de Monsieur Boudon, il est au prix de 5 €.





Archiconfrérie du Saint-Sacrement et des Saints-Anges


M. / Mme. / Mlle. / M. l’abbé – Père – Sœur : ……………………………………………………………......
Adresse: ………………………………………………………………………………………………………………….......

¨ Souhaite s’abonner au Bulletin des Saints-Anges, 4 numéros par an, pour 10 € (ou ….…… €)

¨ Souhaite recevoir le Bulletin spécial, pour 5 €

Coupon à renvoyer à l’adresse suivante :

Société Henri-Marie Boudon
Maravillas
27240 Damville


Anges moissonneurs, Basilique de Fourvière


jeudi 24 octobre 2013

24 octobre - Saint Raphaël Archange

Domenico Feti, l'Archange Raphaël guérit Tobie de sa cécité,
Musée de l'Ermitage
Vénérable abbé Henri Marie Boudon, « Le triomphe de la Croix », Partie II


Tobie était un homme craignant Dieu qui, dans sa captivité, l’adorait en esprit et en vérité. Dans sa jeunesse l’on n’y remarquait rien de puérile. Il ne se laissait point aller au conseil des impies, et ne s’arrêtait point dans la voie des pécheurs, mais il mettait toute son affection à la loi du Seigneur, qu’il méditait le jour et la nuit ; il était semblable à un arbre planté sur le bord des eaux courantes qui porte son fruit en son temps et dont la feuille ne tombe point.

Il n’en était pas ainsi de ses compatriotes qui, semblables dans leur impiété la poussière que le vent emporte, se laissaient aller à rendre des honneurs divins à des idoles qui ne sont rien.

Tobie était seul, nous enseigne la divine parole, qui ne se souillait pas de ces abominables sacrifices et qui, persévérant constamment dans culte du vrai Dieu, allait lui rendre ses adorations dans son Temple de Jérusalem.

Le Saint Esprit lui-même a inspiré de laisser la postérité dans l’un des livres canoniques les grandes aumônes qu’il faisait aux pauvres ; il a voulu qu’on écrivît comme il donnait à manger à ceux qui étaient dans le besoin ; comme il donnait des habits à ceux qui n’étaient pas vêtus ; comme il avait soin d’ensevelir les morts au péril même de sa propre vie. Il a voulu que la postérité sût l’ardeur de son zèle dans les avis de salut qu’il donnait à ceux de sa nation et dans les instructions saintes qu’il faisait à son fils, lui enseignant dès son enfance la crainte de Dieu et l’horreur qu’il devait avoir du péché, l’exercice de toutes les bonnes œuvres le détachement des choses de la terre et l’amour de Dieu sur toutes choses. Mais l’Esprit Saint a aussi voulu que l’on écrivît les afflictions qui lui sont arrivées que l’on sût dans tous les siècles qu’un si saint homme avait été condamné à la mort par un ordre injuste d’un souverain après avoir été dépouillé de tous ses biens, qu’ayant échappé des mains de ce roi, fuyant sa colère et, étant réduit dans la dernière pauvreté et un extrême besoin de toutes choses, enfin il était devenu aveugle et tout cela lui était arrivé selon le témoignage même du grand archange saint Raphaël, parce qu’il était agréable à Dieu.


Rembrandt, le départ de l'Archange saint Raphaël
« De l’Amour de notre Seigneur 
Jésus Christ », 
Livre I, De l’Amour


O Cieux étonnez-vous sur un amour si surprenant ; mais Cieux, déchirez-vous, et vous, portes du Firmament, soyez grandement désolées sur l’insensibilité du cœur de l’homme.

Mais, ô mon âme, rentrons un peu dans nous-même, écartons-nous de toutes créatures qui pourraient empêcher notre attention ; retirons-nous dans quelque lieu solitaire et de silence, prenons un temps de repos afin qu’à loisir nous puissions méditer ou contempler ce que l’amour fait faire au Dieu de l’Amour pour l’homme en la Divine Eucharistie

Ange du Ciel, divin Tutélaire de mon corps et de mon âme, favorisez de vôtre sainte protection et de vos célestes lumières l’attention que je dois à vos bontés si excessives.


mercredi 16 octobre 2013

Dédicace du Mont Saint-Michel


Saint Aubert apporte en procession du
marbre venant de Saint-Michel du Mont Gargan


Seigneur, daignez vous souvenir que dans les circonstances douloureuses de notre histoire, vous avez fait de l'Archange saint Michel l'instrument de votre miséricorde à notre égard. Nous ne saurions l'oublier ; c'est pourquoi nous vous conjurons de conserver à notre patrie la protection dont vous l’avez jadis entourée par le ministère de cet Archange vainqueur.

Et vous, ô saint Michel, Prince des Milices célestes, venez à nous ; nous vous appelons.
Vous êtes l'Ange gardien de l'Eglise et de la France ; c'est vous qui avez inspiré et soutenu Jeanne d'Arc dans sa mission libératrice. Venez encore à notre secours et sauvez-nous ! Nous mettons nos personnes, nos familles, nos paroisses, la France entière, sous votre protection toute spéciale. Nous en avons la ferme espérance, vous ne laisseras pas mourir le peuple qui vous a été confié.

Chapelle Saint-Aubert, Mont Saint-Michel
Que Dieu suscite parmi nous des saints ! Par eux, ô saint Archange, faites triompher l'Eglise dans la lutte qu'elle soutient contre l'enfer déchaîné et, par la Vertu du Saint-Esprit, établissez le règne du Christ sur la France et dans le monde, afin que la paix du ciel y demeure à jamais. Ainsi soit-il.






Basilique du Mont Saint-Michel, sanctuaire national


lundi 14 octobre 2013

Prière à Notre Dame de Sa Sainteté le Pape François I, le 13 octobre 2013


Bienheureuse Vierge Marie de Fatima,
avec une reconnaissance renouvelée pour ta présence maternelle
nous unissons notre voix à celle de toutes les générations
qui te disent Bienheureuse.

Nous célébrons en toi les grandes œuvres de Dieu,
qui jamais ne se lasse de se pencher avec Miséricorde sur l’humanité, affligée par le mal et blessée par le péché,
pour la guérir et pour la sauver.

Accueille avec ta bienveillance de Mère
l’acte de consécration qu'aujourd'hui nous faisons avec confiance, devant ta statue qui nous est si chère.

Nous sommes certains que chacun de nous est précieux à tes yeux et que rien de ce qui habite nos cœurs ne t'est étranger.

Nous nous laissons rejoindre par ton regard très doux
et nous recevons la caresse consolante de ton sourire.

Garde notre vie entre tes bras ;
bénis et renforce tout désir de bien ;
ravive et nourris la Foi ;
soutiens et éclaire l'Espérance ;
suscite et anime la Charité ;
guide-nous tous sur le chemin de la sainteté.

Enseigne-nous ton amour de prédilection
pour les petits et les pauvres,
pour les exclus et les souffrants,
pour les pécheurs et ceux qui sont égarés dans leur cœur :
rassemble tous sous ta protection
et remets-nous tous à ton Fils bien-aimé, Notre Seigneur Jésus.





samedi 12 octobre 2013

La foi de la Vierge Marie, modèle de notre vie de foi




Allocution de Saint Père en ce samedi 12 octobre 2013, en l’honneur de la Très Sainte Vierge Marie



Vierge à la Croix, Angers, chapelle de la Barre

Nous sommes tous ici, en cette rencontre de l’Année de la foi consacrée à Marie, Mère du Christ et de l’Église, notre Mère. Sa statue, venue de Fatima, nous aide à sentir sa présence au milieu de nous. Marie nous conduit toujours à Jésus. Elle est une femme de foi, une vraie croyante. Comment a été la foi de Marie ?

1. Le premier élément de sa foi est celui-ci : la foi de Marie dénoue le nœud du péché (cf. LG n. 56). Qu’est-ce que cela signifie ? Les Pères conciliaires ont repris une expression de Saint Irénée qui dit : « Le nœud noué par la désobéissance d’Ève a été dénoué par l’obéissance de Marie ; ce que la vierge Ève avait lié par son incrédulité, la vierge Marie l’a délié par sa foi » (Adv. Haer. III, 22, 4).

Le « nœud » de la désobéissance, le « nœud » de l’incrédulité. Quand un enfant désobéit à sa maman ou à son papa, nous pourrions dire que se forme un petit « nœud ». Cela arrive si l’enfant agit en se rendant compte de ce qu’il fait, particulièrement s’il y a un mensonge ; dès lors il n’a confiance ni en sa maman ni en son papa. Que de fois cela arrive ! Alors la relation avec les parents a besoin d’être assainie de cette faute et, en effet, il s’excuse, pour qu’il y ait de nouveau harmonie et confiance. Quelque chose de semblable advient dans notre relation avec Dieu. Quand nous ne l’écoutons pas, ne suivons pas sa volonté, nous accomplissons des actions concrètes par lesquelles nous manifestons un manque de confiance en lui – et c’est le péché – il se forme comme un nœud dans notre être intime. Ces nœuds nous ôtent la paix et la sérénité. Ils sont dangereux, car de plusieurs nœuds peut se former un enchevêtrement, qui est toujours plus douloureux et toujours plus difficile à dénouer.

Mais à la miséricorde de Dieu rien n’est impossible ! Même les nœuds les plus emmêlés se dénouent avec sa grâce. Et Marie, qui, par son « oui », a ouvert la porte à Dieu pour dénouer le nœud de l’ancienne désobéissance, est la mère qui, avec patience et tendresse, nous conduit à Dieu, afin qu’il dénoue les nœuds de notre âme avec sa miséricorde de Père. Nous pourrions nous demander : quels nœuds y-a-t-il dans ma vie ? Est-ce que je demande à Marie de m’aider à avoir confiance en la miséricorde de Dieu, pour changer ?


2. Deuxième élément : la foi de Marie donne chair humaine à Jésus. Le Concile dit : « Par sa foi et son obéissance, elle a engendré sur la terre le propre Fils du Père, et cela sans connaître d’homme, mais couverte de l’ombre du Saint-Esprit » (LG n. 63). C’est un point sur lequel les Pères de l’Église ont beaucoup insisté : Marie a conçu Jésus dans la foi et ensuite dans la chair, quand il a dit « oui » à l’annonce que Dieu lui a adressée par l’intermédiaire de l’Ange.

Qu’est-ce que cela veut dire ? Qu’il n’a pas voulu se faire homme en ignorant notre liberté, il a voulu passer par le libre assentiment de Marie, son « oui ».

Mais ce qui s’est produit dans la Vierge Mère de manière unique, se réalise aussi sur plan spirituel en nous quand nous accueillons la Parole de Dieu avec un cœur bon et sincère et que nous la mettons en pratique. C’est comme si Dieu prenait chair en nous, il vient habiter en nous, car il prend demeure en ceux qui l’aiment et observent sa Parole.

Demandons-nous : sommes-nous conscients de cela ? Ou bien pensons-nous que l’incarnation de Jésus est seulement un fait du passé, qui ne nous engage pas personnellement ? Croire en Jésus signifie lui offrir notre chair, avec l’humilité et le courage de Marie, pour qu’il puisse continuer d’habiter au milieu des hommes ; croire en Jésus signifie lui offrir nos mains pour caresser les petits et les pauvres ; nos pieds pour aller à la rencontre de nos frères ; nos bras pour soutenir celui qui est faible et travailler dans la vigne du Seigneur ; notre esprit pour penser et faire des projets à la lumière de l’Évangile ; surtout notre cœur pour aimer et prendre des décisions selon la volonté de Dieu. Tout cela se réalise grâce à l’action de l’Esprit Saint. Laissons-nous guider par Lui !

3. Le dernier élément est la foi de Marie comme une marche : le Concile affirme que Marie « avança dans son pèlerinage de foi » (LG, n. 58). C’est pourquoi elle nous précède dans ce pèlerinage, elle nous accompagne et nous soutient.

Dans quel sens la foi de Marie a été une marche ? Dans le sens que, toute sa vie, elle a suivi son Fils : c’est lui la route, c’est lui le chemin ! Progresser dans la foi, avancer dans ce pèlerinage spirituel qu’est la foi, n’est autre que suivre Jésus ; l’écouter et se laisser guider par ses paroles ; voir comment il se comporte et mettre nos pieds dans ses pas, avoir ses sentiments et ses attitudes mêmes : humilité, miséricorde, proximité, mais aussi ferme refus de l’hypocrisie, de la duplicité, de l’idolâtrie.

Le chemin de Jésus est celui de l’amour fidèle jusqu’au bout, jusqu’au sacrifice de sa vie, c’est le chemin de la croix. C’est pourquoi le chemin de la foi passe par la croix et Marie l’a compris dès le début, quand Hérode voulait tuer Jésus qui venait de naître. Mais ensuite, cette croix est devenue plus profonde, quand Jésus a été rejeté : alors la foi de Marie a fait face à l’incompréhension et au mépris ; quand est arrivée l’« heure » de Jésus, l’heure de la passion : alors la foi de Marie a été la petite flamme dans la nuit. Dans nuit du samedi-saint Marie a veillé. Sa petite flamme, petite mais claire, a été allumée dès l’aube de la Résurrection ; et quand elle a appris que le tombeau était vide, dans son cœur a débordé la joie de la foi, la foi chrétienne en la mort et résurrection de Jésus Christ. C’est le point culminant de la marche de la foi de Marie et de toute l’Église.

Comment est notre foi ? Comme Marie la tenons-nous allumée même aux moments difficiles, de ténèbres ? Ai-je la joie de la foi ?



mercredi 9 octobre 2013

La prière du rosaire selon le vénérable Pape Pie XII (+ 9 octobre 1958)

Notre Dame du Rosaire 
Le Pasteur angélique
bénissant son peuple
De sa Sainteté le Pape Pie XII, le 15 septembre 1951, extraits de la Lettre encyclique 
Ingruentium malorum


Nous connaissons bien la puissante efficacité du rosaire pour obtenir l'aide maternelle de la Sainte Vierge. Bien que certainement il n'y ait point qu'une unique manière de prier pour obtenir cette aide, nous estimons néanmoins que le rosaire est le moyen le mieux adapté et le plus fructueux, comme cela est du reste clairement suggéré par son origine même, plus divine qu'humaine et par sa nature intime.

Y a-t-il, en effet, prière plus appropriée et plus belle que l'Oraison dominicale et la Salutation angélique, qui sont comme les fleurs dont se compose cette couronne mystique ?

Il résulte un autre grand avantage lorsque les prières orales s'accompagnent de la méditation des mystères : tous les fidèles, même les plus simples et les moins instruits, ont là une manière facile et rapide d'alimenter et d'affermir leur foi. Par la méditation fréquente des mystères, l'âme atteint et absorbe insensiblement les vertus qu'ils contiennent, elle s'enflamme vivement à l'espérance des biens immortels et se sent fortement et doucement stimulée à suivre la voie tracée par le Christ Lui-même et par sa Mère. La récitation même de formules identiques, tant de fois répétées, loin de rendre cette prière stérile et ennuyeuse, possède au contraire l'admirable vertu d'inculquer la confiance à celui qui prie et de faire une douce violence au Cœur maternel de Marie.

Mais c'est surtout au sein des familles que nous désirons que la pratique du rosaire soit répandue, religieusement conservée, et sans cesse développée. C'est en vain qu'on s'efforce d'enrayer le déclin de la civilisation si on ne ramène pas à la loi de l'Evangile la famille, principe et fondement de la société. Nous tenons à le déclarer : la récitation du rosaire en famille est un moyen des plus efficaces pour réaliser une entreprise si difficile. Quel spectacle suave et très agréable à Dieu quand, à la tombée de la nuit, le foyer chrétien résonne des louanges en l'honneur de la Reine auguste du ciel ! Alors la récitation du rosaire rassemble devant l'image de la Sainte Vierge, dans une admirable union des cœurs, les parents et les enfants, qui reviennent du travail de la journée ; cette prière les unit aux absents et aux défunts : elle les attache, enfin, plus étroitement à Notre-Dame, qui, en Mère très aimante, viendra au milieu de la couronne de ses enfants, répandant avec abondance dans le foyer les dons de l'union et de la paix.

Filipino Lippi, Nativité
Semblable à la famille de Nazareth, le foyer chrétien deviendra alors une demeure terrestre de sainteté et comme un temple, où le rosaire, non seulement sera une forme particulière de prière montant chaque jour vers le ciel avec un parfum de suavité, mais constituera encore une école des plus efficaces de vertu et de vie chrétienne. En effet, la méditation des mystères de la Rédemption enseignera aux grands à vivre en imitant chaque jour les splendides exemples de Jésus et de Marie, à puiser en eux le réconfort dans l'adversité et à tendre vers les trésors célestes « où les voleurs n'ont pas d'accès et où les mites ne rongent point » (Luc XII, 33). Aux enfants, la récitation méditée du rosaire apprendra les principales vérités de la foi ; l'amour du très aimable Sauveur s'épanouira presque spontanément dans leurs âmes innocentes, tandis que l'exemple de leurs parents agenouillés avec respect devant la majesté de Dieu leur inculquera, dès leurs plus tendres années, l'éminente valeur de la prière récitée en commun.

Nous n'hésitons donc pas à le répéter : nous mettons une grande espérance dans le rosaire pour la guérison des maux qui affligent notre époque.

Ce n'est pas avec la force, ni avec les armes, ni avec la puissance humaine, mais avec l'aide divine obtenue par cette prière que l'Eglise, forte comme David avec sa fronde, pourra affronter, intrépide, l'ennemi infernal, en lui adressant les paroles du jeune berger : « Tu viens contre moi avec l'épée, la lance et le javelot, mais moi je vais contre toi au nom du Dieu des armées... et toute cette multitude saura que ce n'est ni par l'épée, ni par la lance que Dieu sauve » (Rois XVII, 44,49).

Nous désirons donc vivement, Vénérables Frères, que, stimulés par votre exemple et vos exhortations, tous les fidèles répondent avec empressement à nos consignes et unissent leurs cœurs et leurs voix dans un même élan de charité. Si les maux et les attaques des méchants vont se multipliant, le zèle de tous les hommes de bien doit également augmenter. Que les fidèles s'efforcent d'obtenir de notre Mère, très aimante, spécialement au moyen du rosaire, qui lui est si agréable, le retour prochain de temps meilleurs pour l'Eglise et pour la société.






lundi 7 octobre 2013

Octobre, le mois du Rosaire

Lépante, le miracle de Notre Dame du Rosaire,
Véronèse
Le mois d'Octobre a été consacré mois du saint Rosaire. En effet, c'est par cette arme spirituelle, très humble, très pure, qui nous unit au Seigneur par la prière maternelle de la Vierge Marie, notre Dame et notre Reine, que Saint Pie V, grand Pape réformateur, permit la victoire de Lépante.

Cette bataille navale impressionnante permit l'arrêt de l'expansion de l'Islam en Europe. Ce n'est pas d'abord par les armes ou le génie tactique que les navires chrétiens arrêtèrent cette invasion, c'est par la puissance du Rosaire. En effet, le Saint Père, voulant amadouer les chrétiens et leur donner la victoire, leur donna la grâce de l'indulgence plénière. Beaucoup se confessèrent et récitèrent quotidiennement, pieusement, le chapelet et demeurèrent en état de grâce. Comment le Seigneur n'aurait-Il pas écouté la prière de tant d'âmes pures unies à Sa très sainte Mère ? 

Aujourd'hui, nous pouvons recevoir les mêmes grâces avec les mêmes moyens : nous unir au Christ par la sainte Communion, recevoir son pardon dans le Sacrement de Pénitence, dire le chapelet, en l'égrainant tout simplement, comme les Saints, pour nous imprégner de l’Évangile du Seigneur.

Dom Juan d'Autriche, vainqueur de Lépante
Après les conseils du vénérable abbé Henri Marie Boudon, voici quelques conseils d'un autre saint Prêtre, l'abbé Christian-Philippe Chanut (7 août 1948 - 17 août 2013) :


Aujourd’hui, comme chacun des mois d’octobre que nous avons vécus ensemble, les circonstances me pressent à vous parler du Rosaire où, tandis que nous rappelons les mystères du salut, la Sainte Vierge les grave mystérieusement dans nos âmes. Comme mes ambitions pour vous seraient portées à leur comble si cette humble prière du chapelet prenait en chacune de vos vies une place capitale !

D’aucuns, je le sais bien, jouets de cette subtile alchimie où Satan mêle l’orgueil et la paresse aux grands sentiments, se refusent à ce pieux exercice sous prétexte qu’il n’est qu’une récitation machinale pendant que glisse entre leurs doigts un collier de perles ou de boules de bois ; ils préférerait sans doute une prière plus personnelle et plus pensée qui, faute de temps ou d’imagination, est tant remise à plus tard qu’on ne la fait que rarement, sinon jamais.

Or, si la prière est une élévation de l’âme vers Dieu, il s’agit bien d’une âme unie substantiellement à un corps situé dans le temps présent ; aussi, ces récitations répétées que je n’imagine pas faites par des gens qui ne se voudraient pas s’élever vers Dieu, est, à tout le moins, l’hommage du corps qui s’unit, par les paroles de la bouche, les gestes des mains, l’application de la volonté et le travail de la mémoire, et, en écrivant ces lignes, j’entends saint Thomas d’Aquin enseigner que nous confessons par là que Dieu est l’auteur de notre âme et de notre corps, lui offrant nos hommages spirituels et corporels.

Et la Vierge Marie foulait du pied le
Croissant, comme dans la vision de l'Apocalypse
de saint Jean.
Par ailleurs, ces répétitions si simples et si faciles des mêmes prières, lorsque l’on en a pris l’habitude aux temps ordinaires, deviennent un apaisement dans les moments de sécheresse et de souffrance. Rappelez-vous l’Aveugle de Lamartine qui disait : Je prie le bon Dieu jusqu’à ce que mes lèvres se fatiguent sur son saint Nom et mes doigts sur les grains. Qui est-ce qui s’ennuierait en parlant tout le jour à son roi qui ne se lasse pas d’écouter ?

Parfois, pour se dispenser de la récitation du chapelet, certains se plaignent de ne pas savoir le méditer, mais je crains, en leur accordant toutes sortes de circonstances atténuantes, qu’ils se fassent une bien haute idée de la méditation.

Il s’agit d’inviter les facultés de l’âme, dans la seule mesure de ses aptitudes, à considérer la scène de l’Evangile évoquée par le mystère pour y cueillir les fruits de la sanctification. Chacun peut se représenter les scènes du Rosaire, mais, à votre avis, par quoi le Seigneur communique-t-il les fruits de la sanctification ? Par l’intelligence du fidèle ou par le ministère de la Vierge Marie ?

La récitation du chapelet est le bréviaire des humbles, en ce sens que, appliqué à des exercices simples, l’on s’y laisse instruire mystérieusement par Marie, et vous remarquerez que les orgueilleux s’en éloignent et s’en dégoûtent, s’en moquent ou s’en scandalisent parce qu’ils leur semblent qu’il n’y mettent pas assez d’eux-mêmes, ils veulent briller quand il ne s’agit que de laisser la Sainte Vierge instruire doucement les cœurs.

Tous ceux qui ont l’habitude du chapelet affirment qu’il alimente leur foi et développe en eux les vertus chrétiennes.

Basilique de Fourvière, Lyon.
Le Pape Saint Pie V, dans son oratoire, tenant le chapelet à la main, ayant une vision de la victoire de Lépante.


dimanche 6 octobre 2013

Mois du Rosaire et fête de Notre Dame du Rosaire : Monsieur Boudon nous apprend à bien prier notre chapelet


Primitif flamand, Notre Dame des Anges
Vénérable abbé Henri Marie Boudon, « Le Triomphe de la Croix », 3e partie
Cette conduite angélique était imitée parfaitement par Marie Elisabeth car, si les anges l’invitaient à l’amour et à la dévotion de la très pure Vierge, elle y exhortait tout le monde et elle s’appliquait particulièrement à y élever les petites pensionnaires de ses maisons à qui elle apprenait, pour ce sujet, à bien dire le chapelet.

Notre Dame du Rosaire, le don du chapelet à saint Dominique,
Basilique du rosaire, Sanctuaire de Lourdes
Je dis à le bien dire car c’est une chose très lamentable de voir les exercices de piété ordinairement si mal pratiqués. Saint Dominique, l’un des plus zélés dévots de l’immaculée Mère de Dieu qui fut jamais, instituant le Rosaire, a été cause d’une infinité de biens qui en sont arrivés. Mais pour le réciter selon le dessein de ce grand patriarche, il faut considérer en le disant les mystères de la vie et de la mort de notre bon Sauveur, ou ses mystères opérés après sa glorieuse résurrection, et cette dévotion était un grand supplément au défaut des livres qui traitent de ces sujets pour les personnes ignorantes et un grand secours même aux plus habiles ; car le rosaire de la très sacrée Vierge, pris dans son véritable esprit, donne une ample matière et d’une manière aisée et propre à toutes sortes de personnes pour s’occuper de notre bon Sauveur Jésus Christ, de ce qu’il a fait et souffert pour nous et la méditation de sa précieuse vie et mort est autant utile que nécessaire à tous les Chrétiens et apporte une grande gloire à Dieu qui est la fin de toutes choses.

Il serait à désirer qu’en apprenant le chapelet l’on apprît les mystères de Jésus-Christ et de sa très pure Mère pour les considérer avec attention et avec amour et sans cela souvent c’est un exercice qui se fait avec beaucoup de tiédeur de distraction et qui n’est pas accompagné des grâces signalées qui y sont accordées. 

Mais c’est un malheur assez ordinaire que l’on s’arrête à l’extérieur.

Pierre Mignard, le Christ et la Samaritaine. "Donne moi à boire", ferons-nous attention à
la demande du Seigneur qui mendie notre amour ?

vendredi 4 octobre 2013

Fioretti de Saint François d'Assise

Des fioretti de Saint François d’Assise

Comment l'ange de Dieu proposa une question à frère Élie, gardien d'un couvent du val de Spolète; et, parce que frère Élie lui répondit avec superbe, comment il partit et s'en alla sur le chemin de Saint-Jacques, où il trouva frère Bernard et lui raconta cette histoire.


Au commencement et à l'origine de l'Ordre, quand il y avait peu de frères et qu'il n'y avait pas encore de couvents établis, saint François, pour sa dévotion, alla à Saint-Jacques de Galice, et emmena avec lui quelques frères dont l'un était frère Bernard. Comme ils allaient ainsi ensemble par le chemin ils trouvèrent dans un certain pays un pauvre malade ; saint François, ayant pitié de lui, dit à frère Bernard : « Mon fils je veux que tu restes ici pour servir ce malade. » Et frère Bernard, s'agenouillant humblement et inclinant la tête, reçu l'ordre du père saint et resta en ce lieu ; et saint François avec ses autre compagnons alla à Saint-Jacques.

Arrivés là, comme saint François était une nuit en prière dans l'église de Saint-Jacques, il lui fut révélé par Dieu qu'il devait établir beaucoup de couvents par le monde, parce que son Ordre devait s'étendre et croître en comptant une grande multitude de frères. Et à cause de cette révélation, saint François commença à établir des couvents en ces contrées. Et saint François, revenant par le même chemin, retrouva frère Bernard et le malade avec qui il l'avait laissé et qui était parfaitement guéri ; ce pourquoi saint François permit l'année suivante à frère Bernard d'aller à Saint-Jacques.

Et saint François s'en retourna ainsi dans le val de Spolète, et il demeurait dans un lieu désert, lui, frère Massée, frère Élie et quelques autre ; tous ils se gardaient beaucoup d'importuner saint François ou de le distraire de l'oraison ; ils agissaient ainsi par le grand respect qu'ils lui portaient et parce qu'ils savaient que Dieu lui révélait de grandes choses pendant ses prières.

Il advint un jour que, Saint François étant en oraison dans le bois, un beau jeune homme, en habit de voyage, vint à la porte du couvent et frappa avec une telle précipitation, et si fort, et si longtemps, que les frères s'étonnèrent beaucoup d'une aussi étrange manière de frapper

Frère Massée alla à la porte, l'ouvrit et dit à ce jeune homme : « D'où viens-tu, mon fils, car il ne semble pas que tu sois jamais venu ici, tellement tu as frappé d'étrange façon ? » Le jeune homme répondit : « Et comment faut-il frapper ? » Frère Massée dit : « Frappe trois fois l'une après l'autre, lentement, puis attends assez pour que le frère ait le temps de dire le Pater noster et de venir à toi ; et si dans cet intervalle il ne vient pas, frappe une autre fois. » Le jeune homme répondit : « J'ai grande hâte, c'est pourquoi je frappe aussi fort ; car j'ai à faire un long voyage et je suis venu ici pour parler à frère François ; mais il est maintenant dans le bois en contemplation, et pour cela je ne veux pas le distraire ; mais va et envoie-moi frère Élie, car je veux lui poser une question parce que je sais qu'il est très sage. » Frère Massée va et dit à frère Élie d'aller trouver ce jeune homme.

Mais frère Élie se fâche et ne veut y aller, en sorte que frère Massée ne sait que faire ni que répondre au visiteur ; car s'il disait : « Frère Élie ne peut venir », il mentait, et s'il disait qu'il était en colère et ne voulait venir, il avait à craindre de lui donner un mauvais exemple.

Et pendant que frère Massée hésitait pour cela à retourner, le jeune homme frappa de nouveau comme la premier fois ; peu après frère Massée retourna à la porte et dit au jeune homme : « Tu n'as pas tenu compte de ma leçon sur la manière de frapper. » Le jeune homme répondit : « Frère Élie ne veut pas venir à moi ; mais va et dis à frère François que je suis venu pour m'entretenir avec lui, mais parce que je ne veux pas interrompe son oraison, dis-lui de m'envoyer frère Élie. »

Anges, Zurbaran
Alors frère Massée s'en alla vers saint François qui priait dans le bois, la face levée vers le ciel, et lui rapporta tout le message du jeune homme et la réponse de frère Élie. Et ce jeune homme était l'ange de Dieu sous forme humaine. Alors saint François, sans changer de place ni baisser le visage, dit à frère Massée : « Va et dis à frère Elie d'aller immédiatement au nom de la sainte obéissance, trouver ce jeune homme. »

Frère Elie, ayant reçu l'ordre de saint François, alla, fort en colère, à la porte, l'ouvrit avec grande impétuosité et fracas, et dit au jeune homme : « Que veux-tu ? » Le jeune homme répondit : « Prends garde, frère Élie, de n'être point en colère, comme tu le parais, car la colère trouble l'esprit et ne laisse pas discerner la vérité. » Frère Élie dit : « Dis-moi ce que tu veux de moi. » Le jeune homme répondit : « Je te demande s'il est permis aux observateurs du saint Évangile de manger de ce qui leur est servi, comme le Christ l'a dit à ses disciples. Et je te demande encore s'il est permis à qui que ce soit d'établir rien de contraire à la liberté évangélique. » Frère Élie répondit avec superbe : « Je le sais bien, mais je ne veux pas répondre ; va à tes affaires. » Le jeune homme dit : « Je saurais mieux répondre à cette question que toi. » Alors frère Élie, en colère, ferma la porte avec violence et s'en alla. Puis il commença à réfléchir à cette question et à hésiter en lui-même ; et il ne savait pas la résoudre. Car il était Vicaire de l'ordre, et il avait ordonnée et prescrit par une constitution, au-delà de l'Évangile et de la Règle de saint François, qu'aucun frère de l'Ordre ne mangeât de la viande, de sorte que la dite question était expressément dirigée contre lui.

Cela fait, saint François, à qui tout avait été révélé par Dieu, revint du bois, et reprit âprement frère Elie à haute voix en disant : « Vous agissez mal, orgueilleux frère Élie, vous qui chassez loin de nous les saints anges qui viennent nous instruire. Je te déclare que je crains fort que ta superbe ne te fasse finir hors de cet Ordre. » Et ainsi lui advint dans la suite, comme saint François le lui prédit, car il mourut hors de l'ordre.

 Sassoferrato, extase de saint François,
musée du Louvre
Le même jour et à la même heure où cet ange s'en était allé, il apparut sous cette même forme à frère Bernard qui revenait de Saint-Jacques et qui se trouvait sur la rive d'un grand fleuve ; et il le salua dans sa langue en disant : «  Que Dieu te donne la paix, ô bon frère ! » Frère Bernard fut fort étonné, et considérant la beauté du jeune homme, et le salut de paix qu'il lui donnait dans la langue de sa patrie et avec un visage joyeux, il lui demanda : « D'où viens-tu, bon jeune homme ? » l'ange répondit : « Je viens de tel couvent où demeure saint François, et j'allais pour lui parler, et je ne l'ai pu, car il était dans le bois à contempler les choses divines, et je n'ai pas voulu le distraire. Dans ce couvent demeurent frère Massée, frère Gilles et frère Élie ; et frère Massée m'appris à frapper à la porte à la manière des frères. Quant à frère Élie, il n'a pas voulu répondre à la question que je lui ai posée, et il s'en est ensuite repenti ; il a voulu m'entendre et me voir et il ne l'a pas pu. » 

Après ces paroles, l'ange dit à frère Bernard : « Pourquoi ne passes-tu pas sur l'autre rive ? » Frère Bernard répondit : « Parce que je crains le danger, à cause de la profondeur de l'eau que je vois. » Et il lui prit la main et en un clin d'œil il le déposa de l'autre côté du fleuve. Alors frère Bernard connut que c'était l'ange de Dieu, et avec grand respect et grande joie il dit à haute voix : « O ange béni de Dieu, dis-moi quel est ton nom ? » L'ange répondit : « Pourquoi demandes-tu mon nom, qui est merveilleux ? » Cela dit, l'ange disparut et laissa frère Bernard si rempli de consolation qu'il fit tout le reste du chemin dans l'allégresse

Et il nota le jour et l'heure où l'ange lui était apparu ; et arrivé au couvent où était saint François avec ses susdits compagnons, il leur raconta tout cela en détail. Et ils connurent avec certitude que ce même ange, le même jour, et à la même heure, était apparu à eux et à lui. Et ils rendirent grâce à Dieu. Ainsi soit-il.