mercredi 30 mai 2012

Fête de la Sainte Jehanne d'Arc

600e anniversaire de la naissance de sainte Jehanne d'Arc 
Patronne secondaire de la France

Sainte Jehanne d'Arc, priez pour la France !

Allocution de Sa Sainteté le Pape Benoît XV, après la lecture solennelle du décret des miracles présentés pour la canonisation de Jeanne  d'Arc, le 6 avril 1919

            Il Nous serait difficile, presque impossible, de réunir en un  seul bouquet les nombreuses fleurs qui émaillent l'admirable discours de l'orateur dont Nous venons d'entendre l'éloquente parole. Aussi Nous bornerons-Nous à ne  recueillir que quelques-unes de ces fleurs, qui nous ont paru avoir  une beauté particulière et répandre un parfum plus suave.

Les voix
            (…) Nous ne voulons pas toutefois omettre de déclarer que Nous reconnaissons Nous-mêmes que Jeanne d'Arc doit être couronnée d'innombrables fleurs, car ses vertus furent innombrables. Nous  reconnaissons également que les fleurs qui doivent orner la tête de Jeanne d'Arc doivent être de premier  choix, parce que ses vertus ont brillé d'un éclat incomparable.
Mais, pour en  revenir à ce qui  concerne plus directement la cause de canonisation, Nous avouerons  qu'elle Nous a plu, la fleur de la commémoration des magnifiques  éloges que d'anciens Papes et des Papes récents ont décernés à  Jeanne : les uns, en s'étonnant que la cause de béatification ne fût pas plus tôt  introduite ; les autres, comme Nos prédécesseurs immédiats, en se montrant disposés à faire tout ce qui était en leur pouvoir afin de hâter cette  cause. Nous aimons ici à avouer que le désir d'imiter  l'exemple de Pontifes si  illustres redouble Notre volonté, déjà bien arrêtée, de hâter à Jeanne d'Arc la couronne qui la proclamera  sainte.

Notre frère, Mgr. l'évêque d'Orléans, dans un transport d'affection plus que d’imagination, croyons-Nous, a dit que l'histoire Nous appellera « le Pape de Jeanne d'Arc ».
Il est évident qu'il faisait allusion à la canonisation de la  Pucelle ; il ne pouvait, en effet, oublier d'avoir célébré plus haut la mémoire de plusieurs autres Papes qui avaient bien mérité de Jeanne. Mais s'il voit en Nous  « le Pape de Jeanne d'Arc », parce qu'il espère qu'il Nous sera réservé de canoniser la  Pucelle d'Orléans, la fleur qu'il Nous présente revêt un symbole prophétique.

Sur le bûcher de la place
du marché à Rouen,
le 30 mai 1431
            Nous accepterions volontiers la prophétie  en raison d'un souvenir qui Nous ramène au jour de la mort de Léon XIII. Nous étions dans un coin de la chambre où ce  glorieux Pontife exhalait sa grande âme : le pieux cardinal Vives invoquait la Sainte Vierge et  les saints pour obtenir réconfort à l'auguste vieillard agonisant. Il Nous souvient d'avoir été suavement ému par l'invocation des bienheureux et des saints auxquels le Pontife qui se mourait avait décerné les honneurs célestes. Oh! ce serait une grande consolation pour Notre âme si, à l'heure de Notre agonie, on pouvait invoquer sur Nous l'intercession de Jeanne d'Arc pour lui avoir décerné l'auréole des saints.

            (…) Cette évocation naturelle du patriotisme de la Pucelle d'Orléans Nous invitera à recueillir une dernière fleur du discours de  l’éminent patron de la cause de Jeanne d'Arc : l'amour de la patrie, qui, comme il embrasa jadis le cœur de la Bienheureuse, a vibré aujourd'hui dans les paroles de l'illustre orateur. Loin de Nous en étonner, Nous pensons au contraire que, à ce point de  vue surtout, Mgr. l'évêque d'Orléans a été le fidèle interprète de ses compatriotes, présents et absents.

            Nous n'en  sommes pas surpris, avons-Nous dit : Nous devrions dire davantage encore, car Nous trouvons si juste que le souvenir de Jeanne d'Arc enflamme l'amour des Français pour leur patrie, que Nous regrettons de n'être Français que par le cœur. Mais la sincérité avec laquelle Nous sommes Français de cœur est telle qu'en ce jour nous faisons nôtre la  joie ressentie par les Français de naissance, à la considération du grand progrès que la cause de la canonisation de Jeanne d'Arc a fait aujourd'hui, grâce à l'approbation des deux miracles attribués à son intercession. Les Français de naissance se réjouissent à bon droit de  voir dans la vérité de ces miracles un témoignage qui confirme le pouvoir de Jeanne d'Arc auprès de Dieu.
A bon droit, ils en déduisent que le culte plus étendu de Jeanne, tel que celui qui découlera de la canonisation, obtiendra des grâces et des bienfaits plus grands à leur patrie. Or, dans ce désir, dans ce vœu, le Français de cœur s'harmonise avec le Français de naissance pour souhaiter à la France accroissement de gloire et de bonheur.

            Qu'il Nous soit donc permis de dire que la dernière fleur attestant l'amour des enfants de France pour  leur mère chérie dégage un parfum spécial : Nous demandons seulement qu'on en fasse aussi part à celui qui, sans être né en France, veut être appelé l'ami de la France. Il serait aisé, certes, de  recueillir d'autres fleurs du discours auquel Nous répondons. Mais si Nous fixions Notre regard sur d'autres fleurs, cela diminuerait peut-être l'attention  et,  conséquemment,  le prix de celles que Nous avons remarquées. Nous  voulons, au contraire, que ces dernières assurent les  enseignements qui sont intimement  liés à la présente publication du décret relatif  aux miracles dus à l'intercession de la bienheureuse Jeanne d'Arc. A cette fin, Nous Nous adressons à Dieu pour le supplier de répandre  ses grâces sur tous ceux qui – de quelque façon – s’intéressent à la cause de la canonisation de Jeanne d'Arc.

            C'est avant tout l'épiscopat français qui s'y intéresse, et c'est sur les évêques français que Nous implorons d'abondantes bénédictions, particulièrement sur les nombreux représentants de l'épiscopat français que nous avons la joie de saluer ici présents, groupés autour de  leur frère aîné, l'éminentissime archevêque de Reims. C'est ensuite le cardinal Ponent, qui s'y intéresse le plus  avec les membres de la postulation de la cause. Que la bénédiction de Dieu  les console en réalisant promptement leurs  vœux.

C'est aussi le clergé français tout entier qui s'y intéresse : le séculier et le régulier, celui qui habite la France comme celui qui réside à Rome. Nous demandons au  Seigneur d'étendre sur tous ses bénédictions

Enfin, à la cause de Jeanne d'Arc, tout bon Français doit s'intéresser, et  Nous appelons les grâces du ciel sur tout bon Français, dans la douce espérance que Jeanne d'Arc devienne réellement le trait d'union 
         entre la patrie et la  religion,
         entre la France et  l'Eglise,
         entre la terre et le ciel.

Prions.
O Dieu, qui avez suscité d'une manière admirable la vierge de Domrémy, sainte Jehanne d'Arc, pour la défense de la Foi et de la patrie ; faites, nous Vous en prions, que par son intercession, l'Église triomphe des assauts de ses ennemis et jouisse d'une paix durable. Par Jésus-Christ, Notre Seigneur. Ainsi soit-il.




mardi 29 mai 2012

Soutenons et consolons notre Saint Père - Oremus pro Pontifice nostro Benedicto

Il existe une expression française qui dit : "Heureux comme un Pape". Et notre Pape est actuellement bien dans la peine après le mal qu'on lui fait et les trahisons. Le Seigneur Jésus a dit, la veille de sa Passion, que le disciple n'était pas au-dessus de son Maître et le ministère de Judas est malheureusement toujours aussi actif chez ceux qui lui ressemblent. 

Notre Saint Père Benoît XVI est victime des bassesses humaines. Aux hurlements des loups se joignent désormais les croassements sinistres des corbeaux. 

Plus que jamais, nous devons nous unir et offrir au Pasteur suprême de l'Eglise, Notre Seigneur Jésus-Christ, un bouquet de saintes prières et de petits sacrifices, nos communions, nos confessions, nos chapelets, nos actes de foi, d'espérance et de charité, pour qu'il reçoive la Force d'en-Haut, l'Esprit de Force, de Conseil et de Vérité, pour le guider et le soutenir dans le combat et la mission qu'il a reçue de par Dieu au jour de son élection au Souverain Pontificat. 


Prières pour le Souverain Pontife

V./ Prions pour notre Pape Benoît. 
R./ Que le Seigneur le protège, qu’il le garde en vie, qu’il le rende heureux sur la terre et ne l’abandonne pas à la merci de ses ennemis. 

Oraisons 

Ô Dieu qui êtes le Pasteur et le Guide de tous les fidèles, regardez avec bienveillance Votre serviteur Benoît que Vous avez voulu placer comme pasteur de Votre Eglise : accodez-lui de pouvoir, par la parole et par l'exemple, assurer les progrès des siens, afin qu'il parvienne à la vie éternelle avec le troupeau qui lui a été confié. 
Nous vous le demandons par Jésus le Christ notre Seigneur. Amen.

Dieu tout puissant et éternel, ayez pitié de Votre serviteur notre Pape Benoît, et, dans votre bonté, dirigez-le sur le chemin du Salut éternel ; afin qu'avec Votre aide il désire ce qui Vous plaît et l'accomplisse de toutes ses forces.
Nous vous le demandons par Jésus le Christ notre Seigneur. Amen.


Ô Marie, Mère de l'Eglise, priez pour lui !
Saint Joseph, priez pour lui !
Saint Pierre et saint Paul, priez pour lui !
Saint Benoît, priez pour lui !


dimanche 27 mai 2012

Pentecôte : Aujourd'hui l'Esprit de Vérité et d'Amour renouvelle la face de la terre

La Pentecôte, Sacramentaire de Metz, IXe s.
Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur. Et vous aussi, vous rendrez témoignage, vous qui êtes avec moi depuis le commencement. (Jn XV,26s.)

             Quand arriva la Pentecôte, (le cinquantième jour après 

Pâques), ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain il vint du 

ciel un bruit pareil à celui d’un violent coup de vent : toute la 

maison où ils se tenaient en fut remplie. Ils virent apparaître 

comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa 

sur chacun d’eux. Alors ils furent tous remplis de l’Esprit Saint : 

ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait 

selon le don de l’Esprit. 
(Ac II,1s.)


Prière pour demander les dons du Saint-Esprit

Ô Jésus, qui, avant de monter au ciel, avez promis à vos Apôtres de leur envoyer le Saint-Esprit pour les instruire, les consoler et les fortifier, daignez faire descendre en nous aussi ce divin Paraclet.

Les 7 dons du Saint Esprit
            - Venez en nous, Esprit de la crainte du Seigneur, faites que nous redoutions par-dessus tout de contrister notre Père Céleste et que nous fuyions les séductions du malin.

            - Venez en nous, Esprit de piété, remplissez nos cœurs de la tendresse la plus filiale pour Dieu et de la mansuétude la plus parfaite à l’égard de nos frères.

            - Venez en nous, Esprit de science, éclairez-nous sur la vanité des choses de ce monde, faites que, voyant en elles des images des perfections divines, nous nous en servions pour élever nos cœurs vers Celui qui les a créés pour notre service.

            - Venez en nous, Esprit de force, donnez-nous le courage de supporter avec patience les souffrances et les épreuves de la vie, et faites-nous surmonter généreusement tous les obstacles qui s’opposeraient à l’accomplissement de nos devoirs.

            - Venez en nous, Esprit de conseil, accordez-nous la grâce de discerner, dans les occasions difficiles, ce que nous devons faire pour accomplir la volonté de Dieu, et ce que nous devons dire pour diriger ceux dont nous sommes les guides.

            - Venez en nous, Esprit d’intelligence, que votre divine lumière nous fasse pénétrer les vérités, et les mystères de la religion, et qu’elle rende notre foi si vive, qu’elle soit l’inspiratrice de tous nos sentiments et de tous nos actes.

            - Venez en nous. Esprit de sagesse, faites que nous goûtions la suavité des choses divines à tel point que notre cœur les aime uniquement et qu’il puise dans cet amour une paix inaltérable.  Amen !

Gloire au Père qui nous a créés,
Au Fils qui nous a rachetés,
Au Saint-Esprit qui nous a sanctifiés.




Acte de réparation et de supplication au Saint-Esprit

Esprit-Saint, notre Dieu, notre Sanctificateur, guide et inspirateur de l’Église fondée par Jésus-Christ, nous vous adorons.

Nous vous aimons du plus profond de nos cœurs.

Nous vous demandons pardon pour l’oubli de tant de chrétiens qui ne pensent ni à vous aimer, ni à vous prier, ni à vous offrir le même culte qu’aux deux autres Personnes de la Très Sainte Trinité.

Vous nous comblez de grâces, vous faites votre temple de nos âmes régénérées, et nous recevons ces grâces sans reconnaître que nous vous les devons.

Vous êtes la Toute-Puissance, le Dieu d’Amour et d’infinie Miséricorde.

Nous crions vers vous, et, remplis de confiance, nous vous supplions de ranimer la foi dans les âmes et de sauver nos sociétés si malades, par une nouvelle effusion de vos grâces et une éclatante manifestation de votre puissance, afin que les esprits infernaux soient refoulés dans les abîmes de l’enfer.

Et que l’immense multitude de croyants, réunis dans un seul troupeau, vous louent, vous adorent et vous aiment d’un seul et même amour, avec notre Père Céleste et Jésus, notre Frère, notre divin Rédempteur. Amen !


             L'Esprit Saint, détail de la fresque de Raphaël, La dispute du Saint Sacrement, Palais du Vatican


samedi 19 mai 2012

19 mai 1912 – 19 mai 2012 ; Centenaire de la consécration de la France à Saint Michel Archange


Mosaïque de l'abside de la Basilique nationale Sainte-Jehanne d'Arc
du Bois-Chenu à Domrémy 
Glorieux saint Michel, permettez que nous vous apportions l’hommage de notre reconnaissance, de notre vénération, de notre amour.

Préposé par l’éternel à la garde du Droit, vous avez rejeté dans les abîmes Satan et ses suppôts inclinant votre épée devant l’Homme Dieu et devant la Vierge qui devait enfanter et devenir la Reine des Anges.

Le peuple élu vous vit à sa tête lorsqu’il errait dans le désert et vous fûtes dans son exil son espoir et sa force.

Sur le berceau de l’Eglise héritière de la Synagogue tendrement vous avez veillé. Votre devise devint sa devise et depuis deux mille ans rien de grand ne s’est opéré dans son sein en dehors de son intervention féconde.

Baptisée la première des nations dans le sang du Christ, la France vous aima la première. Ainsi vous êtes vous ingénié à faire d’elle à votre image et à votre exemple le bon sergent de Dieu. Des champs de Tolbiac au sommet du Mont Tombe ; des sommets du Mont Tombe aux vallées de Domrémy ; des siècles reculés au temps où languit notre vie, vous avez écrit les meilleures pages de notre histoire. Aussi la France reconnaissante aujourd’hui comme autrefois vous honore sur la Montagne sainte, que vous avez choisie que l’Etranger ne foulât jamais en vainqueur où la Foi vous éleva votre temple le plus merveilleux et le plus célèbre.

Ajoutez encore à vos bienfaits, ô bon et puissant Archange et prenez officiellement sous votre garde tout ce que nous avons et tout ce que nous sommes, nos personnes et nos  biens, nos familles et nos paroisses, nos évêques et nos prêtres.

Cette consécration solennelle, nous la voulons nationale et nous renouvelons, autant qu’il est en nous, le pacte séculaire qui lie la France au Prince des Anges.

Nous vous saluons, nous vous adorons, nous vous bénissons, mais de grâce défendez-nous dans le combat !

Les ténèbres du doute et de l’erreur nous envahissent de toute part : Archange de lumière, dissipez nos ténèbres !

Les volontés fléchissent et les courages chancellent : Archange victorieux, ranimez nos ardeurs et communiquez-nous la flamme qui fait les âmes justes et les peuples vaillants.

Les cœurs s’attachent à la chair et au sang : ô Séraphin sublime, arrachez-nous à la fange et portez-nous à Dieu.

Veillez tout spécialement sur nos foyers, où la foi et l’innocence subissent de si rudes assauts et commandez à Satan d’y respecter la paix et la vertu.

O saint Michel, gardez l’Eglise et son Chef auguste ; sauvez notre patrie !

Que le Cœur Sacré de Jésus, que le Cœur Immaculé de Marie vous envoie vers nous, avec sainte Jeanne d’Arc et que le règne de Dieu s’établisse sur nous et sur le monde à jamais, pour qu’à jamais, ô grand Prévôt du Paradis, nous soyons associés à vos triomphes ! Ainsi soit il !


Les saints anges soutiennent le collier de l'Ordre de Saint-Michel sous les armes de France

vendredi 18 mai 2012

Grande neuvaine au Saint Esprit - Préparation à la solennité de la Pentecôte

Traditionnellement, l’Église nous invite à prier d'une manière particulière le Saint Esprit, qui est Seigneur et qui donne la vie, entre l'Ascension et le jour de la Pentecôte

En effet, on voit la Sainte Vierge Marie, Mère de l’Église, prier au Cénacle avec les Apôtres. Et le Fils de Dieu, Lui-même, nous a demandé d'attendre activement le Don de Dieu, l'Esprit de Vérité, qui nous consacrera et nous donnera, à nous aussi, ses 7 dons sacrés pour témoigner, en acte et en vérité, du Christ notre Sauveur et Seigneur. 

Ces quelques jours sont comme une retraite que le Christ nous offre. C'est comme un condensé de sa vie cachée avant d'aller par toute la terre pour proclamer, guérir, consoler, œuvrer, prier et consacrer ce monde qui s'est éloigné de son Créateur et Rédempteur. Et il y a tant à faire ! Nous, Chrétiens, nous ne devons pas nous voiler la face devant la misère de nos frères : misère spirituelle, misère doctrinale. Comme Jésus, nous devons catéchiser, enseigner la véritable Bonne Nouvelle de l’Évangile, en communion avec Notre Saint Père le Pape et nos Évêques. Les hommes ont besoin du véritable Pain quotidien - JÉSUS CHRIST - qui, seul, peut combler nos cœurs et nos vies.

 
Veni, creator, Spiritus,
Mentes tuorum visita,
Imple superna gratia
Quae tu creasti pectora.
Viens, Esprit Créateur,
visite l’âme de tes fidèles,
emplis de la grâce d’en-haut
les cœurs que tu as créés.
Qui diceris Paraclitus,
Altissimi donum Dei.
Fons vivus, ignis, caritas
Et spiritalis unctio.
 Toi qu’on nomme le Conseiller,
don du Dieu très-Haut,
source vive, feu, charité,
invisible consécration.
Tu septiformis munere,
Digitus Paternae dexterae.
Tu rite promissum Patris,
Sermone ditans guttura.
 Tu es l’Esprit aux sept dons,
le doigt de la main du Père,
L’Esprit de vérité promis par le Père,
c’est toi qui inspires nos paroles.
Accende lumen sensibus
Infunde amorem cordibus,
Infirma nostri corporis
Virtute firmans perpeti.
 Allume en nous ta lumière,
emplis d’amour nos cœurs,
affermis toujours de ta force
la faiblesse de notre corps.
Hostem repellas longius
Pacemque dones protinus ;
Ductore sic te praevio
Vitemus omne noxium.
 Repousse l’ennemi loin de nous,
donne-nous ta paix sans retard,
pour que, sous ta conduite et ton conseil,
nous évitions tout mal et toute erreur.
Per te sciamus da Patrem,
Noscamus atque Filium ;
Teque utriusque Spiritum
Credamus omni tempore.
 Fais-nous connaître le Père,
révèle-nous le Fils,
et toi, leur commun Esprit,
fais-nous toujours croire en toi.
Deo Patri sit gloria,
Et Filio, qui a mortuis
Surrexit, ac Paraclito
In saeculorum saecula. Amen.
Gloire soit à Dieu le Père,
au Fils ressuscité des morts,
à l’Esprit Saint Consolateur,
maintenant et dans tous les siècles. Amen.

V. Emitte Spiritum tuum et creabuntur.
R. Et renovabis faciem terræ.
R. Envoie ton Esprit, Seigneur, et tout sera créé
V. et tu renouvelleras la face de la terre.

Oremus. Deus, qui corda fidelium Sancti Spiritus illustratione docuisti : da nobis in eodem Spiritu recta sapere ; et de eius semper consolatione gaudere. Per Christum, Dominum nostrum. Amen.

Prions. Seigneur, qui instruis tes fidèles par les lumières de l'Esprit Saint. Donne- nous d'aimer par ce même Esprit ce qui est bien et droit ; et de trouver en lui la source de notre consolation. Par le Christ, Notre Seigneur. Amen.


jeudi 17 mai 2012

Solennité de l'Ascension : Dieu monte parmi les ovations ; le Seigneur, aux éclats du cor


L'Ascension, par le Giotto
Saint Jean Chrysostome – Homélie pour le jour de l’Ascension prononcée dans le martyre de Romanésie.

            n.4. Nous, cependant, qui étions stupides, dépourvus de sens et de raison, plus insensibles que la pierre, nous qui étions vils et dégradés, au-dessous de toutes les créatures (....) notre nature qui était avilie et au-dessous de tous les êtres, par le défaut de raison et de sentiment, s'est élevée aujourd'hui au-dessus de tous.

            Les anges et les archanges ont vu aujourd'hui ce qu'ils désiraient de voir il y a longtemps : notre nature assise sur le trône du souverain Roi, resplendissante de gloire et brillante d'une beauté immortelle. C'est là, oui, c'est là le prodige après lequel les anges et les archanges soupiraient depuis tant de siècles.

             Et quoique nous fussions plus honorés qu'ils ne l'étaient eux-mêmes, cependant ils se réjouissaient de notre élévation, eux qui s'étaient affligés de notre châtiment; car, lorsque les chérubins gardaient le paradis, ils ne le faisaient qu'à regret. Et de même qu'un esclave, chargé d'enfermer un de ses compagnons, le garde en prison par l'ordre de son maître, mais se sent touché du malheur de celui dont il partage la servitude : ainsi les chérubins, chargés de garder le paradis, remplissaient à regret ce ministère.

            Je vais prouver, par l'exemple des hommes, la peine qu'ils devaient ressentir. Lorsque vous voyez des hommes compatir aux maux de leurs semblables, pourriez-vous douter encore des sentiments des chérubins, de ces êtres supérieurs, qui sont beaucoup plus charitables que les hommes ? (…) Moïse, après l'idolâtrie du peuple, pénétré de tristesse, disait : Si vous leur pardonnez leur faute, laissez-moi vivre : si vous ne leur pardonnez pas, effacez-moi du livre que vous avez écrit. (Exod. XXXII,32.) Quoi donc ? vous voyez leur impiété, et vous vous affligez de ce qu'ils sont punis ! Oui, je m'afflige de cela même qu'ils sont punis, et qu'ils ont donné sujet à un juste châtiment. Ezéchiel voyant l'ange qui frappait le peuple, s'écriait d'une voix lamentable : Hélas! Seigneur, allez-vous exterminer les restes d'Israël ? (Ezéch. IX,8.) Corrigez-nous, Seigneur, disait Jérémie, mais que ce soit dans votre justice, et non dans votre fureur, pour que vous ne nous réduisiez pas à un petit nombre. (Jér. X,24.) Comment, je vous prie, Moïse, Ezéchiel, Jérémie, se sont affligés pour leurs frères, et les puissances célestes n'auraient pris aucune part à nos maux ! cela est-il croyable ?


Détail de L'Ascension, de Pérugin.

           Pour vous convaincre que nos infortunes leur sont propres, apprenez quelle joie ils ont témoignée lorsqu'ils ont vu notre Maître réconcilié avec nous. Mais s'ils ne s'étaient pas affligés de notre disgrâce, ils ne se seraient pas tant réjouis de notre réconciliation. Or, qu'ils se soient réjouis, j'en trouve la preuve dans ces paroles du Fils de Dieu : Il y aura une grande joie dans le ciel et sur la terre, pour un seul pécheur qui fait pénitence. (Luc. XV,7.) Mais si les anges se réjouissent pour un seul pécheur qui fait pénitence, quelle vive satisfaction n'ont-ils pas dû éprouver, en voyant aujourd'hui notre nature placée au plus haut des cieux, dans la personne de celui qui en est les prémices ?


Apprenez, d'ailleurs, la joie qu'ont témoignée les troupes célestes pour notre réconciliation. Lorsque Notre-Seigneur naquit selon la chair, les anges voyant qu'il était réconcilié avec les hommes (car il ne serait jamais descendu si bas s'il n'eût été réconcilié), voyant, dis-je, cette œuvre consommée, ils formèrent des chœurs sur la terre, et ils s'écriaient dans leurs transports : Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre, et bonne volonté aux hommes. (Luc,  II,14.) Et afin que vous sachiez qu'ils glorifient Dieu pour les biens qu'a reçus la terre, ils ajoutent la raison en disant : Et paix sur la terre, et bonne volonté aux hommes, aux hommes qui s'étaient montrés ingrats envers le Créateur, qui étaient ses ennemis déclarés. Vous voyez comme ils glorifient Dieu pour le bonheur d'autrui, ou plutôt pour leur bonheur propre, puisqu'ils regardent ce qui nous arrive d'heureux, comme leur étant personnel. Voulez-vous apprendre qu'ils se réjouissaient et qu'ils triomphaient lorsqu'ils devaient voir Jésus-Christ monter au ciel, écoutons-le lui-même : Vous verrez bientôt, dit Jésus-Christ, les cieux ouverts, et les anges de Dieu montant et descendant sur le Fils de l'Homme. (Jean, I,51.)

Les anges, dit-il, montaient et descendaient sans cesse ; ce qui annonce combien ils désiraient de voir un spectacle merveilleux. C'est l'usage de ceux qui aiment de ne pas attendre le moment où arrivera l'objet aimé, mais de le prévenir par les transports de leur joie. Les anges descendent, parce qu'ils sont empressés de voir un spectacle nouveau et extraordinaire, la nature humaine placée dans le ciel. Voilà pourquoi les anges paraissent, et lorsque Jésus-Christ vient au monde, et lorsqu'il ressuscite, et aujourd'hui qu'il monte au ciel : Deux hommes, dit l'Evangile, parurent vêtus de blanc, annonçant leur joie par la blancheur de leurs habits, et ils dirent aux disciples : Hommes de Galilée, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel ? ce Jésus, qui, en vous quittant, s'est élevé dans le ciel, viendra de la même manière que vous l'y avez vu monter. (Act. I,10 et 11.)

n.5. Suivez-moi, mes frères, avec attention Pourquoi tiennent-ils ce langage ? est-ce que les disciples n'avaient pas d'yeux ? est-ce qu'ils ne voyaient point ce qui se passait ? l'Evangéliste ne dit-il pas qu'ils le virent s'élever au ciel ? pourquoi donc des anges viennent-ils leur apprendre qu'il est monté au ciel ?

Pour deux raisons : (…) des anges viennent les consoler dans leur tristesse. Telle est la première raison pour laquelle les anges paraissent. La seconde, et qui n'est pas moins forte, est celle qui leur fait ajouter : Ce Jésus qui s'est élevé au ciel.

Expliquons un peu cette raison. Il s'est élevé au ciel, et la distance étant infinie, la portée de leur vue ne pouvait suffire pour voir un corps s'élever jusqu'aux cieux. Mais comme un aigle qui vole en haut, plus il s'élève, plus il se dérobe à nos regards : de même, plus le corps de Jésus-Christ s'élevait, plus il se dérobait aux yeux de ses disciples, dont la faiblesse ne pouvait franchir un espace immense. Les anges qui paraissent, leur apprennent donc qu'il est monté au ciel, pour qu'ils sachent qu'il y est monté véritablement, et qu'ils ne s'imaginent pas qu'il n'y est monté que comme Elie. Voilà pourquoi ils ajoutent : Ce Jésus qui en vous quittant s'est élevé au ciel, paroles dont ils ne se servent point au hasard. Elie, comme serviteur, n'a paru que s'élever au ciel ; Jésus-Christ, comme Maître, s'y est élevé réellement. L'un est monté sur un char de feu, l'autre sur un nuage. Lorsqu'il fallait appeler le serviteur, on lui a envoyé un char ; lorsqu'il faut appeler le Fils, on lui envoie le trône royal, ou plutôt le trône même du Père ; car Isaïe dit du Père : Le Seigneur est assis sur un nuage léger. (Is. XIX,1.) Comme donc le Père est assis sur un nuage, c'est pourquoi il envoie un nuage à son Fils. Elie, en se retirant, a laissé tomber son manteau sur Elisée ; Jésus-Christ en montant aux cieux, envoie à ses disciples des dons spirituels, qui n'enfantent pas un seul prophète, mais des milliers d'Elisées, plus grands et plus illustres que le premier.

Détail de L'Ascension, de Pérugin


Élevons-nous donc, mes très-chers frères, et tournons les yeux de notre esprit vers le retour de notre Sauveur : Dès que le signal aura été donné, dit saint Paul, par la voix de l'archange, le Seigneur lui-même descendra du ciel. Et nous autres, qui sommes vivants, qui serons demeurés ici-bas jusqu'alors, nous serons transportés dans les nues pour aller au-devant du Seigneur, au milieu des airs, mais non pas tous.

dimanche 13 mai 2012

13 Mai - Notre Dame de Fatima



Les apparitions préparatoires de l'Ange à Fatima en 1916

En pleine guerre mondiale 1914-1918, trois enfants de Fatima reçoivent l'apparition de l'ange de la paix...

Ne craignez pas, je suis l’ange de la paix

Au printemps 1916, Lucie va garder un troupeau avec Francisco Marto son cousin, neuf ans, et Jacinta, sœur de Francisco, sept ans. Elle les entraîne à la prière. Tous trois voient « s’avancer vers eux... un jeune homme de quatorze ou quinze ans, plus blanc que la neige, d’une grande beauté. Le soleil le rendait transparent comme le cristal. Il arriva près de nous et nous dit :
Ne craignez pas, je suis l’ange de la paix, priez pour moi.
 
« Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime... »

Et, s’agenouillant à terre, l'ange courba le front jusqu’au sol et nous fit répéter trois fois ces paroles [pour les leur apprendre] :

Ensemble statuaire à Fatima :
l'Ange du Portugal devant les trois enfants.
“Mon Dieu,
je crois,
j’adore,
j’espère
et je vous aime.

Je demande pardon pour ceux
qui ne croient pas,
qui n’espèrent pas,
qui ne vous aiment pas.

Très Sainte Trinité : Père, Fils et Esprit-Saint,
je vous adore profondément
et je vous offre les très précieux
Corps,
Sang,
Âme
et Divinité
de Notre-Seigneur Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages par lesquels Il est Lui-même offensé.”
 
Des prières et des sacrifices... Attirer la paix sur votre patrie

Au plus fort de l’été 1916, l’Ange leur dit :
- “Que faites-vous ? Priez, priez beaucoup. Les très saints cœurs de Jésus et de Marie ont sur vous des desseins de miséricorde. Offrez constamment au Très-Haut des prières et des sacrifices.”
- Je demandai : “Que devons-nous sacrifier ?
- “Tout ce que vous pourrez : offrez à Dieu en sacrifice, un acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé et de supplication pour la conversion des pécheurs. Attirez ainsi la paix sur votre patrie. Je suis son ange gardien, l’ange du Portugal. Surtout acceptez et supportez avec soumission les souffrances que Dieu vous enverra.”
 
La communion

Une dernière apparition a lieu en septembre 1916, à la Pregueira. Lucie continue :
« Dès que nous fûmes arrivés, nous nous sommes mis à répéter la prière de l’ange : “Mon Dieu, je crois [...]”, je ne sais combien de fois [...]. Et nous vîmes briller, au-dessus de nous, une lumière inconnue. Nous nous sommes relevés pour voir ce qui se passait et nous avons vu l’ange, tenant dans la main gauche un calice sur lequel était suspendue une hostie d’où tombaient quelques gouttes de sang dans un calice. L’ange laissa le calice suspendu en l’air, s’agenouilla près de nous et nous fit répéter trois fois [toujours pour l’apprendre] :
 
“Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit,
je vous adore profondément
et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de Jésus-Christ,
présent dans les tabernacles du monde,
en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences dont Il est Lui-même offensé,
et par les mérites infinis de son Très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie,
je vous demande la conversion des pauvres pécheurs.”
 
Ensuite, il se releva et prit dans ses mains le calice et l’hostie. Il me donna à moi la Sainte Hostie et, le Saint Calice, il le partagea entre Jacinthe et François en disant :
 
Prenez et buvez le Corps et le Sang du Christ, horriblement outragé par des hommes ingrats. Réparez leurs crimes et consolez notre Dieu.”
 
Et se prosternant à terre de nouveau, il répéta avec nous, encore trois fois la même prière [...], puis il disparut. »

Le 13 mai 1917 et le chapelet pour la paix

Tandis que le pape Benoît XV insistait pour que l’on récite le rosaire pour la Paix (5 mai 1917), Notre Dame apparut pour la première fois à Fatima (Portugal), le 13 mai 1917 :
Statue de Notre-Dame de Fatima.
La balle qui faillit tuer le Saint Père
Jean Paul II est enchassée dans sa
couronne.
 
Les enfants s’amusaient à construire un mur, quand tout à coup ils virent un éclair. Pensant qu’un orage se préparait, ils rassemblèrent leur troupeau pour le ramener à la maison. Un second éclair se produisit et, levant les yeux, ils virent, au-dessus d’un chêne vert, une Dame tout habillée de blanc, éblouissante de lumière, plus brillante que le soleil.

La belle Dame leur dit : « Ne vous effrayez pas, je ne vous ferai aucun mal. »
Lucie demanda : « D’où venez-vous, et que voulez-vous de nous ? » La Sainte Vierge répondit : « JE VIENS DU CIEL, Je viens vous demander de revenir ici le 13 de chaque mois à la même heure et pendant six mois. Alors, je dirai qui Je suis et ce que je veux. Je reviendrai encore une septième fois. »

Alors Lucie demanda : « Est-ce que j’irai aussi au ciel ? »… « Oui »…Et Jacinthe ? « Oui »… Et François ? » … « Lui aussi, mais il devra réciter beaucoup de chapelets ». Alors Lucie demanda si deux filles âgées de 16 et 20 ans, qui étaient décédées il y a peu étaient au ciel. La Sainte Vierge répondit : « La première, oui ; la seconde, non. »

« Voulez-vous, dit la Sainte Vierge, offrir à Dieu vos souffrances en réparation des péchés et pour la conversion des pécheurs ? »
Avec grande simplicité, les enfants répondirent : « Nous le voulons. »
Alors, dit la Vierge : « vous souffrirez beaucoup, mais la grâce de Dieu sera votre force!»
 
Comme Elle disait ces mots, Elle ouvrit les mains. Il en sortit des flots d’une puissante lumière qui pénétra au plus profond l’âme des enfants. La Sainte Vierge permit aux enfants de se voir en Dieu qui est Toute Lumière.

Poussés par une énorme force intérieure, les enfants tombèrent à genoux en disant :
« Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit, je Vous adore profondément et je Vous offre les précieux Corps, Sang et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférence par lesquels Il est Lui-même offensé.
Par les mérites infinis de son Sacré Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je vous prie pour la conversion des pauvres pécheurs. »

Ensuite Notre Dame dit :
« Priez le chapelet tous les jours pour la paix dans le monde et pour la fin de la guerre ! A la fin du chapelet, dites :
"Mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer et conduisez toutes les âmes au ciel, spécialement celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde". »

Alors, lentement la Vierge s’éleva dans le ciel et s’éloigna en direction de l’est.

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Sources :
Lucie, Mémoires, Fatima, 1963 ; Lucie, Lucie raconte Fatima, éd. par Dom C. Jean-Nesmy, Paris et Montsûrs, 1975 ; Lucie, Memorias II, Fatima, 1996.


L’attentat du 13 mai 1981 contre Jean-Paul II


Jean Paul II avait prévu pour le 7 juin 1981 une consécration de toute l'Eglise à Marie mère de l'Eglise. Les grandes cérémonies mariales allaient avoir lieu au Vatican dans un mois à peine, lorsqu'un terroriste se mit en travers de leur réalisation...

Mais le 13 mai, un terroriste tira...
L'assassin (Ali Agça) fut étonné de son échec, il interrogea le pape à ce sujet lorsque celui-ci lui rendit visite dans la prison de Rebibbia, où le terroriste purgeait sa peine de prison à vie. Interloqué, il lui demanda à plusieurs reprises : pourquoi n'as-tu pas péri ? J'ai bien visé, la balle était sûre, morelle. Pourquoi n'as-tu donc pas péri ? »
Jean Paul II lui répondit alors :
« Il y a la main qui tire et il y a une autre main qui guide la balle » (Entretien de Jean Paul II avec Ali Agça en prison, le 27 décembre 1983)

La balle, puisqu'elle toucha l'index de la main gauche du Pape, changea légèrement de trajectoire, grâce à quoi elle passa juste à côté de l'aorte. On peut dire que Jean Paul II frôla la mort de quatre millimètres. Mais il y eut encore autre chose. La balle « dansa » tout au long de sa trajectoire, ce qu'aucune loi physique n'est en mesure d'expliquer.
Lorsque la deuxième balle, la plus sûrement mortelle fut tirée, la douille ne s'éjecta pas.
 
Durant sa convalescence, Jean Paul II réfléchit et s'informa en détail de ce qui concernait les messages de Fatima. Il comprit alors qu'il devait consacrer à Marie, non l'Eglise, mais le monde entier ; et il ferait cette consécration, non à Marie mère de l'Eglise, mais au Cœur immaculé de Marie.
 
Cette consécration fut faite solennellement le 25 mars 1984. Les évènements qui suivirent (chute du mur de Berlin ; liberté des républiques de l'ex-URSS) parlent d'eux-mêmes.

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Cf. Wincenty Laszewski, Les miracles de Marie dans la vie de Jean Paul II